Manifestations à Alger : 63 blessés dont 56 policiers, 45 arrestations

CONTESTATION Ces altercations ont eu lieu en marge de manifestations qui se sont déroulées dans le calme dans les rues de la capitale algérienne ce vendredi

20 Minutes avec AFP

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Des heurts ont éclaté à Alger entre des jeunes manifestants et la police le 1er mars 2019.
Des heurts ont éclaté à Alger entre des jeunes manifestants et la police le 1er mars 2019. — Toufik Doudou/AP/SIPA

La bilan des affrontements entre policiers et groupes de jeunes, en marge des manifestations massives contre la perspective d'un cinquième mandat du président Abelaziz Bouteflika, s'alourdit: au moins 56 policiers et sept manifestants ont été blessés à Alger, a annoncé la police, citée par la télévision nationale vendredi soir.

Des journalistes de l'AFP ont eux dénombré une dizaine de blessés chez les manifestants, cibles de coups de matraque, de pierres que renvoyaient certains policiers, d'éclats de grenade lacrymogènes ou intoxiqués par les gaz.

La police a procédé dans la journée à 45 arrestations, dont cinq personnes ayant tenté d'entrer dans l'hôtel El Djazaïr, a ajouté la télévision, citant un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), qui chapeaute les différents services de la police algérienne.

Des gaz lacrymogènes pour disperser la foule

La police avait bloqué plus tôt, à environ un kilomètre de la présidence, plusieurs manifestants venus du centre-ville. Elle avait fait usage de gaz lacrymogènes et la foule s’était dispersée sans heurts, avant que des groupes de jeunes se rassemblent pour en découdre.

D’autres heurts sporadiques ont été signalés par des sources sécuritaires sur la Place du 1er-Mai, dans le centre d’Alger. Auparavant, plusieurs dizaines de milliers d’Algériens avaient défilé sans incident dans le centre d’Alger et dans le reste du pays en scandant des slogans hostiles au pouvoir, face à une police qui a souvent paru débordée.