Israël: Une députée palestinienne libérée après 20 mois de «détention administrative»

DÉTENTION La députée palestinienne a été emprisonnée en juillet 2017

20 Minutes avec agences

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Khalida Jarrar, membre du Front populaire de Libération de la Palestine, libérée en février 2019 après 20 mois de détention administrative.
Khalida Jarrar, membre du Front populaire de Libération de la Palestine, libérée en février 2019 après 20 mois de détention administrative. — Shadi Jarar'ah \ apaimage/SIPA

Israël a relâché ce jeudi une députée palestinienne, détenue depuis 20 mois pour des liens avec un mouvement armé. Elle était soupçonnée d’activités au sein du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un groupe considéré comme « terroriste » par Israël, les Etats-Unis et l’UE.

Les accusations exactes à son encontre sont confidentielles. C’est le souvent le cas pour les ordres israéliens de détention administrative, qui autorisent la détention sans procès pour des périodes pouvant aller jusqu’à six mois renouvelables.

Une mesure d’enfermement contestée

Membre du Parlement palestinien élu en 2007, Khalida Jarrar, 56 ans, a été placée en détention en juillet 2017. « Les services de sécurité ont estimé qu’elle posait encore une menace substantielle », avait indiqué l’armée israélienne pour justifier le prolongement de son emprisonnement.

Israël défend la détention administrative comme un outil essentiel pour empêcher des individus présumés dangereux de nuire et de commettre des attentats. Les détracteurs de cette mesure accusent Israël d’y avoir trop souvent recours pour court-circuiter la justice ou éviter procès et procédures.