VIDEO. Affaire Carlos Ghosn: Ses avocats déposent une nouvelle demande de libération

JUSTICE Il s’agit de la première requête de ce type depuis que l’homme d’affaires franco-libano-brésilien a changé d’équipe de défense

20 Minutes avec AFP

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Carlos Ghosn, le 20 avril 2018 à Hong Kong.
Carlos Ghosn, le 20 avril 2018 à Hong Kong. — Kin Cheung/AP/SIPA

Pour la troisième fois depuis l’arrestation de Carlos Ghosn, le 19 novembre dernier, ses avocats ont annoncé, ce jeudi, avoir déposé une nouvelle demande de libération sous caution.

L’ancien PDG de l’alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, 64 ans, se trouve en détention à Tokyo depuis son arrestation pour des malversations financières présumées. Il s’agit de la première requête de ce type depuis que l’homme d’affaires franco-libano-brésilien a changé d’équipe de défense.

Des risques de fuite et d’altération des preuves

Il avait dans un premier temps choisi un ex-procureur, Motonari Otsuru. Mais face à l’attitude jugée passive de ce dernier et aux rejets de ses demandes de remise en liberté, Carlos Ghosn a décidé de faire appel à des vétérans du barreau, parmi lesquels Junichiro Hironaka, surnommé « l’innocenteur ».

« Les procureurs le gardent en détention parce qu’il n’avoue pas. Je voudrais que les gens se demandent si c’est approprié du point de vue des normes internationales », avait fustigé l’avocat la semaine dernière devant la presse. De son côté, le juge a mis en avant les risques de fuite et d’altération des preuves pour justifier le maintien en détention du magnat de l’automobile.

Carlos Ghosn estime qu’il s’agit d’un « complot » contre lui

Carlos Ghosn, dont l’arrestation a secoué le monde des affaires, a été inculpé pour avoir minimisé, dans les rapports de Nissan remis aux autorités boursières, une partie de ses revenus pour un montant de 9,23 milliards de yens (74 millions d’euros) de 2010 à 2018. Il a également été mis en examen pour abus de confiance​.

Il risque jusqu’à 15 ans de prison. Lui se dit innocent et crie au « complot », assurant qu’on a voulu l’éliminer du jeu pour contrer son projet d’intégration des trois compagnies de l’alliance : Renault, Nissan et Mitsubishi Motors.