Brexit : Theresa May ouvre la porte à un report

UNION EUROPEENNE Mais la date maximale est fixée à juin, élections européennes oblige

J.-L. D.

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Theresa May, le 27 janvier 2019 à Londres.
Theresa May, le 27 janvier 2019 à Londres. — Adrian DENNIS / AFP

Le Brexit semble plus long à arriver que la mère dans How I Met Your Mother. Nouveau rebondissement, Theresa May, Première ministre britannique, laisse désormais ouverte la possibilité d’un court délai aux députés britanniques si le Parlement ne veut pas d’un « no deal ». Le Brexit est initialement prévu pour le 29 mars.

Theresa May a répété qu’elle était personnellement opposée à ce report et a également précisé que le délai supplémentaire, s’il a lieu, aurait une limite claire : pas après juin. Car dans le cas contraire, le Royaume-Uni devrait participer aux élections européennes de fin mai, ce qui serait forcément un peu gênant.

Trois étapes pour Theresa May

Theresa May présentera avant le 12 mars aux députés une version modifiée de l’accord de divorce qu’elle a signé fin novembre avec Bruxelles et que le Parlement a massivement rejeté mi-janvier. En cas de rejet, elle demandera aux députés le 13 mars s’ils veulent sortir de l'Union Européenne sans accord. S’ils refusent, alors elle présentera une motion le 14 mars demandant si le Parlement veut une extension courte et limitée de l’article 50 du Traité de Lisbonne, qui a enclenché le processus de sortie de l’Union européenne il y a près de deux ans.

« Je suis personnellement opposée à une extension de l’article 50. Notre objectif prioritaire devrait être de travailler à un accord et de sortir le 29 mars » de l’Union, a souligné la dirigeante. Plusieurs de ses ministres ont menacé de démissionner ces derniers jours si le risque d’une sortie sans accord se concrétisait.