Déploiement de missiles: Pompeo qualifie les menaces de Poutine de «fanfaronnade»

DIPLOMATIE La réponse de Washington aux récents propos de Vladimir Poutine qui a reproché aux Etats-Unis le déploiement de nouveaux systèmes d’armement en Europe, et menacé d’installer lui-même de nouveaux missiles en mesure de frapper les pays occidentaux…

20 Minutes avec AFP

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Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo — Angela Weiss / AFP

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a qualifié dimanche les menaces du président russe Vladimir Poutine de déployer de nouveaux missiles en mesure de frapper les pays occidentauxd de «fanfaronnade» destinée à diviser Washington et ses alliés.

Dans un discours la semaine dernière, Vladimir Poutine a reproché aux Etats-Unis le déploiement de nouveaux systèmes d'armement en Europe, et menacé d'installer lui-même des missiles qui pourraient atteindre «les territoires où se trouvent les centres de décision» menaçant la Russie.

Juste après le retrait de Washington d'un traité de la Guerre froide

«Cette fanfaronnade a pour but d'essayer (...) de monter les Etats-Unis et l'Europe l'un contre l'autre», a répondu Mike Pompeo dans une interview sur CNN.

Cette passe d'armes intervient après le retrait de Washington d'un traité de la Guerre froide, le traité INF, interdisant les missiles sol-sol d'une portée de 500 à 5.500 km, les Etats-Unis accusant la Russie d'avoir enfreint les dispositions de ce traité phare de la Guerre froide, signé en 1987.

Les Européens en soutien des Etats-Unis ?

En retour, Moscou a fait de même, dénonçant des «accusation imaginaires» de la part des Etats-Unis pour motiver leur sortie du traité. Sauf coup de théâtre, le traité deviendra caduc en août.

«Les Russes ont enfreint ce traité», a martelé dimanche Mike Pompeo. «Les Européens soutenaient totalement notre décision et nous allons avancer ensemble pour assurer la sécurité du peuple américain», a-t-il défendu.

Mercredi, l'Otan a qualifié d'«inacceptables» les menaces du président Poutine, accusant le président russe de «tentative flagrante de détourner l'attention de sa violation du traité INF».