Brexit: Trois députés conservateurs favorables à un deuxième référendum démissionnent

EXIT Dans une lettre commune, trois députés conservateurs ont annoncé ce mercredi leur démission du parti conservateur. En cause? Le Brexit

20 Minutes avec AFP
Anna Soubry (à gauche) et Sarah Wollaston (au centre) avec une membre du parti conservateur.
Anna Soubry (à gauche) et Sarah Wollaston (au centre) avec une membre du parti conservateur. — HO/PRU/AFP

Les démissions s’enchaînent. Après les départs de sept membres du parti travailliste opposés à la gestion du Brexit par leur leader Jeremy Corby lundi, trois députés conservateurs claquent la porte. Anna Soubry, Heidi Allen et Sarah Wollaston ont exprimé, dans une lettre à la Première ministre Theresa May publiée sur Twitter, leur intention de rejoindre le « Groupe indépendant », créé lundi par les sept députés travaillistes démissionnaires.


Les trois députés s’étaient prononcés contre le Brexit lors du référendum de 2016. « Le Brexit a redéfini le Parti conservateur - annulant tous les efforts déployés pour le moderniser », écrivent les trois femmes, qui estiment que leur formation a « abandonné [ses] principes et [ses] valeurs ».

Elles dénoncent le « virage à droite » opéré selon elles par la formation, sous l’influence conjuguée du European Research Group, un groupe de députés eurosceptiques très influent considéré comme un « parti au cœur du parti », et du DUP, l’allié nord-irlandais archi-conservateur. Avec ce dernier, les Tories ont signé un accord d’alliance pour garantir à l’exécutif une majorité conservatrice au parlement.

La gestion du Brexit vertement critiquée

« Nous n’avons pas changé, affirment-elles. C’est le parti qui a changé, et il ne représente plus les valeurs et les convictions que nous partageons avec des millions de personnes à travers le Royaume-Uni ».

« Le coup de grâce a été la gestion désastreuse du Brexit par ce gouvernement. » Elles dénoncent les « conséquences destructrices » que fait peser le scénario d’un divorce sans accord avec l’UE sur l’économie et la société britannique.

Theresa May tente de rouvrir les négociations avec Bruxelles sur le traité de retrait qui a été rejeté par le Parlement, laissant pour l’heure le Royaume-Uni sans accord de sortie avec les 27, à seulement 37 jours de l’échéance.