Belgique: Pour avoir collaboré au régime nazi, l'Allemagne verse encore des pensions à 27 personnes

DIPLOMATIE Ces retraites complémentaires garanties par Adolf Hitler en 1941 vont de 425 à 1275 euros par mois

20 Minutes avec agence

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Illustration d'un drapeau nazi.
Illustration d'un drapeau nazi. — Petros Giannakouris/AP/SIPA

Vingt-sept Belges toucheraient encore en 2019 une pension complémentaire pour « fidélité, loyauté et obéissance » au régime nazi. C’est ce qu’affirme Alvin de Coninck, chercheur belge et membre de Remembrance, une association de survivants et de rescapés du régime nazi.

Des élus belges ont appelé à « s’attaquer d’urgence à ce problème par la voie diplomatique ». Ce mardi, une résolution de la commission parlementaire des Affaires étrangères, plaidant pour la « fin du régime des pensions accordées aux collaborateurs belges durant le régime nazi » auprès du gouvernement, a été adoptée à l’unanimité, rapporte le quotidien De Morgen.

Des pensions de « 425 à 1 275 euros par mois »

Cette disposition avait été garantie par Adolf Hitler en 1941. Depuis, les régions allemandes versent des pensions à ces citoyens belges « qui avaient rejoint les Waffen SS pendant la guerre », explique Alvin de Coninck. Ces allocations vont de 425 à 1.275 euros, précise le chercheur.

Les 27 personnes concernées sont inconnues de l’Etat, alors même qu’elles ont été jugées et condamnées pour cette collaboration. Leurs années passées en prison « sont considérées comme du temps de travail », poursuit le chercheur. Par opposition, les Belges qui ont dû travailler en Allemagne pendant la guerre « sont considérés comme travailleurs forcés » et n’ont reçu qu’une indemnité de 50 euros par mois après la guerre.