Pour les Russes, la situation va s'améliorer «dès cette année», promet Vladimir Poutine

DOLCE VITA Le président russe, dont la cote de popularité est au plus bas, a notamment parlé de politique intérieure

20 Minutes avec AFP

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Depuis l'arrivée de Vladimir Poutine à la présidence russe, en 2000, ces revers sont du jamais vu.
Depuis l'arrivée de Vladimir Poutine à la présidence russe, en 2000, ces revers sont du jamais vu. — Alexander Zemlianichenko/AP/SIPA

« Dès cette année », la situation devrait s’améliorer pour les Russes, a promis Vladimir Poutine, confronté à une grogne sociale qui plombe sa popularité, ce mercredi dans son discours annuel devant le Parlement.

« Il ne faut pas attendre mais améliorer la situation dès maintenant. (…) Dès cette année (les Russes) doivent sentir une amélioration », a déclaré le président russe qui s’adressait aux deux chambres du Parlement réunies, annonçant notamment des mesures de soutien aux familles pour favoriser la natalité.

« Plus d’enfants, moins d’impôts »

Le président russe, dont la cote de popularité est au plus bas, a notamment parlé de politique intérieure. «La pauvreté écrase littéralement les gens (…) 19 millions de personnes vivent aujourd'hui en-dessous du seuil de pauvreté. C’est trop », a déploré Vladimir Poutine, affirmant qu’un « contrat social » pourrait être mis en place pour soutenir la population dans le besoin.

« Dans cinq ans, environ neuf millions de personnes pourront bénéficier d’un tel soutien », a-t-il précisé. « Plus d’enfants, moins d’impôts », a clamé Vladimir Poutine, sur fond de baisse des revenus réels qui mine la population depuis cinq ans et d’augmentation de la TVA au 1er janvier.

Un plan de plus de 340 milliards d’euros

Ce discours du président russe devant les députés et les sénateurs russes est sa première depuis sa réélection haut la main en mars 2018, pour un quatrième mandat qui s’achève en 2024 et censé être son dernier, en vertu de la Constitution.

Le gouvernement a dévoilé début février son plan de plus de 340 milliards d’euros pour atteindre ses objectifs économiques et soutenir une croissance du PIB qui devrait ralentir cette année.