Espagne: Pedro Sanchez convoque des législatives anticipées pour le 28 avril

VOTE En difficulté, le premier ministre dissout le Parlement après seulement huit mois passés au pouvoir

20 Minutes avec AFP

— 

Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, le 13 février 2019.
Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, le 13 février 2019. — AFP

En Espagne, le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez a annoncé ce vendredi la convocation d’élections anticipées pour le 28 avril, après seulement huit mois au pouvoir. Ce sont les troisièmes en moins de quatre ans dans le pays.

« J’ai proposé la dissolution du parlement et la convocation d’élections législatives pour le 28 avril », a déclaré Pedro Sanchez après un conseil des ministres extraordinaire. A la tête du gouvernement le plus minoritaire de l’histoire espagnole, Sanchez n’aura donc pas réussi à maintenir la fragile majorité formée par les socialistes, la gauche radicale, les indépendantistes catalans et les nationalistes basques, qui lui avait permis de renverser le 1er juin son prédécesseur conservateur, Mariano Rajoy.

Un dialogue rompu avec les indépendantistes

Les séparatistes catalans, qui avaient soutenu la motion de censure l’ayant porté au pouvoir, ont en effet rejeté mercredi au Parlement, avec la droite, son projet de loi de finances. Mardi, le procès contre les indépendantistes à l'origine de la tentative de sécession de la Catalogne de 2017 s’ouvrait à Madrid.

Le dialogue entre gouvernement et indépendantistes avait été rompu la semaine dernière, ces derniers continuant à réclamer un référendum d’autodétermination, inacceptable pour Madrid. Devant la presse, le chef du gouvernement a accusé la droite et les séparatistes d’avoir bloqué le « budget le plus social de la décennie dans notre pays » après « sept ans d’injustices sociales et d’austérité ».

Le gouvernement, qui est le plus féminin de l’histoire espagnole, avait préparé le terrain depuis mercredi, transmettant à la presse un document vantant le bilan de sa courte action : augmentation de 22 % du salaire minimum, financement de mesures contre les violences faites aux femmes…