Brexit : «Pas de percée» en vue, s'impatiente Donald Tusk

EUROPE Le président du Conseil européen Donald Tusk a jugé jeudi que son entretien avec la Première ministre britannique Theresa May n'avait pas permis de réaliser des progrès pour permettre une sortie ordonnée du Royaume-Uni de l'UE…

20 Minutes avec AFP
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Donald Tusk, le président du Conseil européen.
Donald Tusk, le président du Conseil européen. — Francisco Seco/AP/SIPA

«Toujours aucune percée en vue. Les discussions vont continuer»… Donald Tusk, président du Conseil européen, n’était pas beaucoup plus avancé en sortant, ce jeudi, de son entretien vec la Première ministre britannique Theresa May. L’entrevue visait à trouver une solution aux difficiles négociations entre l’UE et la Grande-Bretagne au sujet du Brexit.

Le Brexit aura lieu «dans les temps», assure Theresa May

Theresa May avait auparavant souligné qu'elle ferait en sorte que le Brexit ait lieu «dans les temps», à l'issue de sa rencontre avec les chefs des institutions européennes à Bruxelles. Soit Donald Tusk mais aussi Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne.

«Mon travail est de réaliser le Brexit, et de le réaliser dans les temps, et je vais négocier dur dans les prochains jours pour ce faire», a-t-elle martelé devant la presse, à moins de deux mois de la date du départ du Royaume-Uni de l'Union européenne, prévu pour le 29 mars.

Theresa May n'a pas évoqué un report de cette date, que réclament certains dans son pays. Il ne peut être accordé que si le Royaume-Uni en fait la demande et s'il est accepté à l'unanimité par les 27 autres membres de l'UE.

Un dialogue des plus tendus...

La Première ministre a répété qu'elle voulait des «modifications légalement contraignantes» de l'accord de retrait, afin de répondre aux «inquiétudes du parlement» britannique sur le «backstop», le filet de sécurité imaginé pour éviter un rétablissement de la frontière entre les deux Irlande. Cette disposition imposée par Theresa May suscite une très forte opposition de la part d'une partie des députés conservateurs ainsi que du petit parti nord-irlandais DUP, allié à la Première ministre britannique.

Elle a également épinglé Donald Tusk dont des propos ont suscité une forte polémique mercredi, estimant que le langage qu'il avait utilisé «n'aidait pas».

Le président du Conseil européen s'est demandé à quoi ressemble «cette place spéciale en enfer» réservée à «ceux qui ont fait la promotion du Brexit sans même l'ébauche d'un plan pour le réaliser en toute sécurité», au cours d'un point presse aux côtés du Premier ministre irlandais Leo Varadkar.