Les officiers de la patrouille frontalière, en haut, observent le groupe de migrants mexicains qui se préparent à franchir la barrière de la frontière pour se rendre du côté américain à San Diego, en Californie, depuis Tijuana, au Mexique. Découragés par la longue attente pour demander l'asile par les points d'entrée officiels, de nombreux migrants choisissent de franchir le mur frontière américain et de se rendre aux agents de la patrouille frontalière.
Les officiers de la patrouille frontalière, en haut, observent le groupe de migrants mexicains qui se préparent à franchir la barrière de la frontière pour se rendre du côté américain à San Diego, en Californie, depuis Tijuana, au Mexique. Découragés par la longue attente pour demander l'asile par les points d'entrée officiels, de nombreux migrants choisissent de franchir le mur frontière américain et de se rendre aux agents de la patrouille frontalière. — Daniel Ochoa de Olza/AP/SIPA

ETATS-UNIS

Etats-Unis: Le Pentagone annonce l'envoi de 3.750 soldats de plus à la frontière mexicaine

Ce déploiement est prévu pour trois mois, alors que Donald Trump a donné jusqu’au 15 février au Congrès pour se mettre d’accord sur le financement d’un mur anti-immigration

Les Etats-Unis vont envoyer 3.750 soldats de plus à la frontière avec le Mexique pour combattre l’immigration clandestine, a annoncé dimanche le Pentagone.

« Le département de la Défense déploiera environ 3.750 hommes de plus pour apporter le soutien supplémentaire aux gardes-frontières à la frontière sud-ouest qu’avait approuvé le secrétaire à la Défense par intérim [Patrick] Shanahan le 11 janvier », a-t-il indiqué dans un communiqué.

Ce déploiement est prévu pour trois mois. Durant cette période, « nous continuerons à évaluer la composition des forces nécessaires pour remplir la mission de protection et de sécurisation de la frontière sud », a ajouté le Pentagone.

Nouvelle échéance le 15 février pour éviter un nouveau shutdown

Le président Donald Trump a donné jusqu’au 15 février au Congrès pour se mettre d’accord sur le financement d’un mur anti-immigration qu’il veut faire ériger à cette frontière. D’après lui, les portions de ce mur déjà bâties doivent être prolongées pour arrêter ce qu’il décrit comme une invasion de criminels venus d’Amérique latine.

Ses adversaires démocrates, qui ont pris en novembre la majorité à la Chambre des représentants, rejettent fermement ce projet qu’ils dénoncent comme inhumain et dispendieux. Ce différend autour du mur a provoqué le « shutdown » (fermeture d’administrations fédérales privées de budget) le plus long de l’histoire américaine, avec 35 jours jusqu’au 25 janvier.