Singapour : Les données personnelles de 14.200 personnes malades du SIDA fuitent sur Internet

CYBERSÉCURITÉ C’est un ancien résident séropositif qui aurait dérobé ces données pour les rendre publiques…

20 Minutes avec agence

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Illustration des données personnelles confidentielles ou privées sur internet
Illustration des données personnelles confidentielles ou privées sur internet — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

Le ministère de la Santé de Singapour a été informé le 22 janvier que le statut sérologique et les données personnelles de résidents porteurs du VIH avaient été révélés sur Internet. 14.000 personnes seraient concernées au total, a-t-on appris ce lundi.

Parmi eux se trouvent 5.400 citoyens singapouriens diagnostiqués avant 2013 et 8.800 ressortissants étrangers diagnostiqués avant décembre 2011. Leurs noms, adresses, téléphones​ et numéros d’identifications ont été « communiqués illégalement » après avoir été « en possession d’un individu non autorisé ».

Un ancien résident soupçonné

Les données personnelles liées à 2.400 « contacts » des personnes séropositives ont également fuité. Les informations ont été bloquées en ligne mais pourraient être « à nouveau diffusées » car toujours en possession d’une tierce personne, précise le communiqué. « Nous sommes désolés de l’anxiété et du désarroi générés par cet incident », assure le ministère. « Notre priorité est le bien-être des individus affectés. »

Le communiqué indique que c’est Mikhy Farrera Brochez, un Américain résidant à Singapour entre 2008 et 2016, qui détiendrait les données personnelles. Séropositif, l’homme avait falsifié son test VIH pour conserver son visa. Il a été expulsé en mai 2018. Il aurait obtenu les données par son compagnon, médecin et haut fonctionnaire au ministère de la Santé de 2012 à 2013.