Washington sanctionne le Venezuela et appelle l'armée à respecter le transfert du pouvoir

CRISE Les Etats-Unis visent la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne pour faire pression sur Maduro...

20 Minutes avec AFP

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Juan Guaido s'est autoproclamé président par intérim du Venezuela devant des milliers de supporteurs le 23 janvier 2019.
Juan Guaido s'est autoproclamé président par intérim du Venezuela devant des milliers de supporteurs le 23 janvier 2019. — Cristian Hernandez/EFE/SIPA

Une pression politique sous forme de sanctions financières. Les Etats-Unis ont annoncé lundi de nouvelles sanctions contre la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne PDVSA, dans un effort pour accentuer la pression sur le régime de Nicolas Maduro.

«Les Etats-Unis vont demander des comptes à ceux qui sont responsables du déclin tragique du Venezuela et nous continuerons à user de toute la panoplie d'outils économiques et diplomatiques pour soutenir le président par intérim Juan Guaido, l'Assemblée nationale et le peuple vénézuélien afin de restaurer leur démocratie», a affirmé le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Transfert «pacifique» du pouvoir

La Maison Blanche, de son côté, a appelé l'armée vénézuélienne à accepter le transfert «pacifique» et «démocratique» du pouvoir de Nicolas Maduro à Juan Guaido, reconnu par les Etats-Unis comme le président par intérim du pays.

«Nous appelons l'armée vénézuélienne et les forces de sécurité à accepter la transition pacifique, démocratique et constitutionnelle du pouvoir», a déclaré lors d'un point de presse John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche. Interrogé sur une possible intervention militaire américaine, il a réaffirmé, comme l'avait fait Donald Trump, que «toutes les options» étaient sur la table.

Appel à manifester mercredi et samedi

Juan Guaido, a appelé à deux nouvelles manifestations, mercredi et samedi, pour faire basculer l'armée, principal soutien du président élu Nicolas Maduro, et accompagner l'ultimatum européen en faveur d'élections libres. «Mercredi de midi à 14h, partout au Venezuela nous descendrons dans les rues (...) pour exiger des forces armées qu'elles se mettent du côté du peuple, et samedi (nous appelons à) une grande mobilisation dans tout le Venezuela et le monde pour accompagner le soutien de l'Union européenne et l'ultimatum», a déclaré dimanche soir le député de droite de 35 ans, chef du Parlement.

Six pays européens (Espagne, France, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Pays-Bas) ont donné samedi à Nicolas Maduro huit jours pour convoquer des élections, faute de quoi ils reconnaîtront Juan Guaido comme président. L'ultimatum expirera dimanche.