VIDEO. Venezuela: En une semaine, les manifestations ont fait 35 morts et 850 arrestations

REPRESSION Début janvier, le Parlement vénézuélien, contrôlé par l’opposition, avait déclaré illégitime le nouveau mandat du président Nicolas Maduro…

20 Minutes avec AFP

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Des Vénézuéliens manifestent contre le président Nicolas Maduro, à Caracas, le 23 janvier 2019.
Des Vénézuéliens manifestent contre le président Nicolas Maduro, à Caracas, le 23 janvier 2019. — Cristian Hernández/EFE/SIPA

Après une semaine de manifestations au  Venezuela contre le président Nicolas Maduro, le bilan est dramatique. Près de 35 personnes auraient trouvé la mort et 850 auraient été arrêtées, selon les chiffres donnés, ce lundi, par plusieurs ONG.

« Nous avons le chiffre vérifié, avec le prénom, le nom, l’endroit et les responsables présumés, de 35 personnes assassinées dans le cadre des manifestations », a déclaré Rafael Uzcategui, le directeur de l’ONG Provea au cours d’une conférence de presse à Caracas.

Près de 976 prisonniers politiques au Venezuela

Rafael Uzcategui a également dénoncé huit « exécutions illégales » après ces manifestations, pendant des opérations policières dans des quartiers populaires. Il a accusé des agents des FAES (Forces policières d’actions spéciales) d’en être responsables. Pour sa part, le directeur de l’ONG Foro Penal, Alfredo Romero, a fait état devant les journalistes de 850 arrestations, dont 77 concernant des mineurs.

Selon lui, les autorités ont réalisé des perquisitions dans « des maisons de familles pauvres, sans aucun mandat judiciaire », et procédé à des arrestations. Avec ces dernières détentions, Foro Penal évalue à 976 le nombre des prisonniers politiques au Venezuela.

Des nouvelles manifestations prévues cette semaine

La crise politique dans ce pays pétrolier, ruiné après avoir été le plus riche d’Amérique latine, s’est intensifiée en une semaine, l’opposition accentuant sa pression en faveur d’élections libres.

Le chef du Parlement contrôlé par l'opposition, Juan Guaido, a invoqué un vide du pouvoir - car il ne reconnaît pas le deuxième mandat de Nicolas Maduro, entamé le 10 janvier - pour s'autoproclamer président par intérim. Fort d'un soutien international croissant, des Etats-Unis, d’une grande partie de l’Europe et de l’Amérique latine, Juan Guaido a appelé à deux nouvelles manifestations cette semaine, mercredi et samedi.