VIDEO. Etats-Unis: L'ex-patron de Starbucks songe à défier Trump en 2020

PRESIDENTIELLE Le milliardaire Howard Schultz réfléchit à une candidature au centre comme candidat indépendant...

20 Minutes avec AFP

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L'ex-patron de Starbucks Howard Schultz en 2017.
L'ex-patron de Starbucks Howard Schultz en 2017. — Elaine Thompson/AP/SIPA

L’ex-patron de Starbucks a une « grande » envie d'être candidat en 2020. Le milliardaire Howard Schultz, qui a fait de la chaîne un géant international, a indiqué dimanche soir dans l’émission 60 Minutes qu’il songeait « très sérieusement » à se présenter pour défier Donald Trump.

Le président américain a aussitôt riposté sur Twitter, estimant que Schultz n’avait pas les « tripes » pour se présenter.

Une candidature au centre

L’ex-dirigeant de Starbucks songe à une candidature au centre comme candidat « indépendant » sans affiliation aux partis démocrate et républicain. Howard Schultz veut mettre ses origines sociales modestes et son activisme social au coeur de sa probable campagne et publie à ce propos un livre autobiographique, From the Ground Up (Partir de rien). Une façon pour ce milliardaire --sa fortune est estimée à 3,4 milliards de dollars par Forbes – de se distinguer de Donald Trump, dont l’empire immobilier a été bâti à partir d’un prêt conséquent accordé par son père.

Aussi à l’aise dans les cercles financiers en costume-cravate ou dans un café Starbucks en jean-chemise, Howard Schultz s’est toujours dit persuadé que Starbucks – fort de ses 28.000 cafés et 75 millions de clients par jour – devait montrer l’exemple à un moment où les frères Koch et les lobbies ont une influence importante sur les élections aux Etats-Unis.

Stock-options pour tous

Schultz a été un des premiers patrons à accorder la couverture santé et des stock-options à tous ses employés, même ceux travaillant à mi-temps, un sésame précieux aux Etats-Unis où les coûts de santé sont faramineux. Sous sa férule, Starbucks a aussi mis en place un programme d’aide financière pour encourager les salariés à obtenir un diplôme d’enseignement supérieur, recruté des anciens combattants et 10.000 réfugiés après l’annonce du décret anti-immigration de Donald Trump. L’entreprise s’est également engagée en faveur du mariage homosexuel.

Seule ombre à cette image d’activiste social, Starbucks est membre du lobby de la restauration National Restaurant Association, opposé à l’augmentation du salaire horaire minimum à 15 dollars, et l’entreprise a torpillé différentes initiatives d’employés pour se syndiquer. 2020 promet en tout cas d’être embouteillé : le milliardaire Michael Bloomberg songe également à se lancer, et une demi-douzaine de démocrates se sont déjà déclarés.