Etats-Unis: Michael Cohen repousse son témoignage, cite des «menaces» de Trump

RUSSIAGATE Condamné à trois ans de prison, l'ex-avocat du président américain dit que sa «famille passe d'abord»...

P.B.

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Donald Trump et son ancien avocat, Michael Cohen.
Donald Trump et son ancien avocat, Michael Cohen. — NICHOLAS KAMM, MARK WILSON / AFP / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Nouveau rebondissement dans l’affaire russe. L’ex-avocat de Donald Trump, Michael Cohen, a annoncé mercredi qu’il repoussait son témoignage prévu devant le Congrès le 7 février, citant notamment « des menaces du président Trump contre [sa] famille », selon un communiqué de son avocat Lanny Davis transmis aux médias américains.

« A cause des menaces récurrentes, y compris ce week-end, du président Trump et de Mr Giuliani [un des avocats du président américain] contre sa famille, et en raison de sa coopération qui continue avec les enquêtes en cours, le témoignage de Mr Cohen sera repoussé à une date ultérieure sur recommandation de son avocat », indique Lanny Davis.

Trois ans de prison

Michael Cohen n’a pas précisé la nature des menaces que sa famille aurait reçues. Il a été condamné à trois ans de prison en décembre, notamment pour financement illégal de campagne, après le versement de 150.000 dollars pour acheter le silence de l’ex-pornstar Stormy Daniels, mais aussi pour avoir menti au Congrès sur un projet de construction d’une Trump Tower à Moscou pendant la campagne. Alors que les démocrates ont repris le contrôle de la Chambre, l’ancien avocat et « fixeur » du président américain avait accepté de témoigner à nouveau devant le Congrès le 7 février pour « tout » dire.

Entre temps, un article explosif de BuzzFeed a affirmé que Michael Cohen aurait menti au Congrès à la demande de Donald Trump. Fait rarissime, le bureau du procureur Mueller a démenti un point central de l’article affirmant que ses services avaient confirmé ce point auprès de plusieurs témoins et via des emails. BuzzFeed a maintenu son scoop, mais sa crédibilité en a pris un coup. Les élus américains devront devoir patienter pour poser directement la question à l’intéressé.