Etats-Unis : Donald Trump défend les lycéens accusés de s’être moqués d’un vétéran amérindien

SOUTIEN Pour le président américain, les lycéens « ont été traités de manière injuste avec des jugements hâtifs »… 

20 Minutes avec AFP

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Un lycéen portant une casquette pro-Trump face à un Amérindien vétéran de la guerre du Vietnam, à Washington, le 18 janvier 2019.
Un lycéen portant une casquette pro-Trump face à un Amérindien vétéran de la guerre du Vietnam, à Washington, le 18 janvier 2019. — Youtube/KC NOLAND

Ils « ont été traités de manière injuste », a estimé, ce lundi, le président Donald Trump, à propos des élèves d’un lycée catholique américain, accusés de se moquer d’un Amérindien, vétéran de la Guerre du Vietnam, lors d’une manifestation à Washington.

Après la polémique, dans la foulée de la publication de vidéos tournées à Washington samedi, montrant des lycéens blancs, accusés d’avoir voulu ridiculiser un militant de la cause amérindienne, le président américain a réagi à son tour. « Il semble que Nick Sandman & les élèves catholiques de Covington ont été traités de manière injuste avec des jugements hâtifs qui se sont révélés faux - diffamés par les médias », a déclaré Donald Trump sur son compte Twitter.

« Qu’on construise ce mur ! »

L’incident a eu lieu sur les marches du Lincoln Memorial, monument à la gloire de l’ancien président Abraham Lincoln, les uns manifestant contre l’avortement, les autres pour le droit des autochtones. Samedi, le diocèse catholique du Kentucky, État d’où venaient les lycéens, avait condamné leur attitude, l’estimant « contraire aux enseignements de l’Église sur la dignité et le respect de la personne humaine ».

Nathan Phillips, militant amérindien et ancien combattant du Vietnam qui chante l’hymne d’un mouvement politique autochtone sur la vidéo, a affirmé dans une autre vidéo qu’il avait entendu des lycéens chanter « Qu’on construise ce mur ! Qu’on construise ce mur ! », en référence à celui voulu par Donald Trump à la frontière américano-mexicaine.

Une élue de la Chambre des représentants amérindienne, Deb Haaland, avait estimé que l’incident reflétait la hausse de l’intolérance raciale sous la présidence Trump.