Corruption: Siemens pointe du doigt ses anciens dirigeants

Avec agence
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Le groupe allemand Siemens, secoué par des scandales de corruption, a décidé de créer un poste de responsable anti-corruption dans son directoire, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué.
Le groupe allemand Siemens, secoué par des scandales de corruption, a décidé de créer un poste de responsable anti-corruption dans son directoire, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué. — Timm Schamberger DDP/AFP/Archives

Le conglomérat allemand Siemens, pris dans un gigantesque scandale de corruption, a annoncé mardi qu'il demandait des dommages et intérêts à onze anciens dirigeants, une démarche inédite en Allemagne.


Parmi les dirigeants visés, deux anciens patrons de Siemens: Heinrich von Pierer, autrefois l'un des plus grands capitaines d'industrie allemand, et Klaus Kleinfeld, selon un communiqué.

Un manquement aux obligations


 Siemens juge que ces onze anciens dirigeants ont «manqué à leurs obligations de contrôle et de gestion entre 2003 et 2006» en relation avec le vaste scandale de corruption qui agite l'entreprise et qui lui a occasionné «des dommages financiers.»


Le groupe industriel est soupçonné d'avoir alimenté des caisses noires, d'un montant estimé jusqu'ici à 1,3 milliard d'euros, qui lui servaient à verser des pots-de-vin pour l'attribution de grands contrats internationaux.