Brexit: «Nous serons prêts» en cas de sortie sans accord, assure Edouard Philippe

AMENAGEMENTS A Calais, où l’économie dépend largement des échanges avec le Royaume-Uni, de nombreux travaux et des aménagements sont réalisés en prévision du Brexit…

20 Minutes avec AFP

— 

Edouard Philippe, le 18 décembre 2018 à l'Assemblée nationale.
Edouard Philippe, le 18 décembre 2018 à l'Assemblée nationale. — CHAMUSSY/SIPA

« Nous serons prêts en cas de Brexit dur », a assuré ce vendredi Edouard Philippe lors d’un déplacement à Calais, au lendemain du déclenchement d’un plan de préparation à une sortie sans accord du Royaume-Uni, de « moins en moins improbable ».

Accompagné des ministres Gérald Darmanin, chargé des douanes, et Nathalie Loiseau, chargée des Affaires européennes, le Premier ministre a s’est rendu sur le site d’Eurotunnel, où des travaux sont encours pour se préparer au Brexit. Les membres du gouvernement ont rencontré des responsables du port, des fonctionnaires des douanes et des opérateurs transmanche.

Des travaux et des recrutements réalisés

Il a ensuite échangé pendant plus d’une heure avec des dirigeants de PME au sujet du dispositif d’accompagnement face à un Brexit « dur », trois jours après le rejet de l’accord européen par le Parlement britannique. « Ce que je constate, c’est que le 30 mars, si le Brexit dur devait intervenir, nous serons prêts », a déclaré le Premier ministre à la presse à l’issue de cette réunion.

« Les travaux auront été réalisés, les recrutements auront été faits, les procédures auront été mises en œuvre - ou adaptées lorsqu’elles existent déjà - pour faire en sorte que ce Brexit "dur" puisse se passer dans les meilleures conditions pour nos concitoyens », a-t-il ajouté.

Six millions d’euros de travaux pour le port de Calais

Commerçants, sociétés de transports et responsables de la pêche s’inquiètent de l’approche du 29 mars, date prévue du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le port de Calais, plus important port français de voyageurs et situé à une trentaine de kilomètres des côtes britanniques, est en première ligne. Le plan déclenché jeudi par la France prévoit notamment 50 millions d’euros de travaux d’aménagement dans les ports et les aéroports et près de 600 embauches, notamment de douaniers et vétérinaires.

« Cela fait un an que nous travaillons sur un Brexit dur », a affirmé Jean-Marc Puissesseau, président de la Société d’exploitation des ports du détroit (SEPD, regroupant les ports de Boulogne-Calais), rappelant que « le port de Calais a entrepris environ six millions d’euros de travaux pour pouvoir organiser les flux à l’export et à l’import suite au Brexit ».