La top-model Gisele Bündchen critiquée par une ministre de Bolsonaro sur son engagement pour l'environnement

BRESIL L’arrivée au pouvoir le 1er janvier de Jair Bolsonaro, climato-sceptique notoire, a suscité de profondes inquiétudes chez les défenseurs de l’environnement...

20 Minutes avec AFP

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La top Gisele Bündchen
La top Gisele Bündchen — WENN

Accusée de dire du mal de son pays « sans savoir de quoi elle parle », la top-model brésilienne Gisele Bündchen a raconté sa « surprise » sur son compte Twitter, après avoir subi des critiques de la ministre de l’Agriculture au sujet de son engagement pour l’environnement.

« J’ai été surprise de voir mon nom mentionné de façon négative en raison de mes prises de position en faveur de l’environnement, sachant que je soutiens des projets socio-environnementaux depuis 2006, avec beaucoup de responsabilité », a affirmé le mannequin brésilien mercredi sur Twitter, où son compte est suivi par 4,8 millions d’internautes.

Lundi, la ministre Tereza Cristina avait provoqué la top-model en lui proposant un rôle d'« ambassadrice » d’une agriculture brésilienne qui, selon elle, respecte l’environnement. « Vous devriez être notre ambassadrice, dire que votre pays est à l’avant-garde de la préservation de la nature et non taper sur le Brésil sans savoir de quoi vous parlez », avait lancé la ministre au cours d’un entretien avec la radio Jovem Pan.

Jair Bolsonaro, climato-sceptique notoire

« J’ai toujours cherché à me documenter avec des lectures et des contacts avec des chercheurs, agriculteurs et membres d’ONGs, j’ai beaucoup appris et je continue à apprendre tous les jours », a rétorqué Gisele Bündchen. Elle n’a toutefois pas mentionné dans son message le nom de la ministre, qui était cheffe de file du lobby parlementaire de l’agro-négoce avant d’entrer au gouvernement d’extrême droite de Jair Bolsonaro.

« Je crois que la production agricole et la préservation de l’environnement doivent avancer main dans la main », a ajouté le mannequin. « Le Brésil a tout pour être le leader d’un mouvement en faveur d’un développement plus durable, capable de répondre aux nécessités des générations actuelles sans compromettre les générations futures », a-t-elle conclu.

L’arrivée au pouvoir le 1er janvier de Jair Bolsonaro, climato-sceptique notoire, a suscité de profondes inquiétudes chez les défenseurs de l’environnement. Puissance agricole de premier plan, le plus grand pays d’Amérique du Sud est un des principaux producteurs et exportateurs mondiaux de viande et de soja.