Récidive de l'attentat à la pelleteuse à Jérusalem : 16 blessés

Avec agence

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Le conducteur d'une pelleteuse est abattu à Jérusalem, ce mardi 22 juillet.
Le conducteur d'une pelleteuse est abattu à Jérusalem, ce mardi 22 juillet. — REUTERS/Ronen Zvulun (JERUSALEM)

Un Palestinien de Jérusalem-est a répété mardi l'attentat à la pelleteuse perpétré à Jérusalem le 2 juillet, faisant seize blessés parmi les passants israéliens, dont un grave, avant d'être abattu par un garde-frontière.

Au volant de la pelleteuse jaune, Ghassan Abou Tir, 22 ans, originaire d'un village situé dans la partie orientale de la ville sainte, Umm Tuba, près de Bethléem (Cisjordanie), a d'abord tenté de renverser un autobus, avant d'endommager plusieurs voitures garées. L'attentat s'est produit à quelques dizaines de mètres de l'hôtel King David où doit loger dès mardi soir Barrack Obama, le candidat démocrate à la Maison Blanche, pour une visite de 24 heures en Israël et en Cisjordanie occupée.

«C'est une répétition de ce qui s'est passé le 2 juillet», a déclaré le chef de la police de Jérusalem Aharon Franco. Ce jour-là, Hossam Dwayyat, 30 ans, un Palestinien de Jérusalem-est au volant d'une pelleteuse identique avait tué trois Israéliens et blessé 45 personnes en plein centre-ville avant d'être abattu.

Le conducteur a heurté cinq voitures

L'auteur de l'attentat de mardi «a d'abord attaqué un autobus, qui a réussi à s'écarter. Puis il a redirigé la pelleteuse et a heurté cinq voitures qu'il a endommagées», a poursuivi le chef de la police. Un civil israélien a alors dégainé son arme et ouvert le feu en direction de l'homme, avant qu'un garde-frontière ne le tue de plusieurs balles. Le Palestinien a cependant eu le temps de blesser seize personnes, dont une grièvement atteinte aux jambes.

«La police et le Shin Beth (sécurité intérieure) examinent la situation. C'est la deuxième fois. Nous avons déjà pris des mesures. Nous avons les habitants de Jérusalem-est à l'oeil. Nous devons intensifier nos actions dans ce secteur», a poursuivi Aharon Franco.