«Je n'ai jamais travaillé pour la Russie», se défend Donald Trump

DIPLOMATIE Le président américain a réagi à des fuites sur l'enquête du FBI consécutive au limogeage de James Comey...

20 Minutes avec agence

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Donald Trump, le 9 janvier 2019 à Washington.
Donald Trump, le 9 janvier 2019 à Washington. — SIPA

« Je n’ai jamais travaillé pour la Russie. C’est une honte que vous posiez cette question. » Dans les jardins de la Maison Blanche, Donald Trump s’est fâché, lundi, alors qu’un journaliste lui demandait de commenter des informations parues dans la presse. Selon le New York Times, après le limogeage du patron du FBI James Comey, la police fédérale a ouvert une enquête de contre-espionnage pour chercher à déterminer si Donald Trump avait agi de son propre chef ou pour le compte de Moscou.

« Les gens qui ont lancé cette enquête (…) l’on fait j’imagine parce que j’avais limogé (James) Comey, ce qui fut une excellente chose pour notre pays », a encore dit Donald Trump. Interrogé sur les informations du Washington Post selon lequel il aurait cherché à dissimuler les détails de ses conversations avec son homologue russe Vladimir Poutine, le président américain a contesté avoir agi de la sorte. « Je n’en sais absolument rien, c’est beaucoup de Fake News (…) Ce fut une rencontre couronnée de succès », a-t-il affirmé, faisant semble-t-il référence au sommet d’Helsinki en juillet 2018 avec Poutine.

Trump aurait récupéré les notes de son interprète russe

Aucune retranscription d’au moins cinq rencontres officielles entre les présidents au cours de ces deux dernières années n’est disponible, rapporte le Washington Post. Y compris dans des documents dont l’accès est réservé aux membres du gouvernement américain.

Des officiels ont ainsi affirmé au quotidien américain que le pensionnaire de la Maison Blanche avait fait en sorte que ses échanges avec Vladimir Poutine lors du G20 en 2017, à Hambourg (Allemagne), ne soient pas partagés avec ses conseillers. Après cette rencontre, le président des Etats-Unis aurait récupéré les notes de son interprète et demandé à ce dernier de ne pas rapporter aux membres du gouvernement les propos tenus.

Les précédents présidents américains avaient pourtant pris l’habitude de partager avec leur entourage politique les sujets abordés lors de discussions avec des dirigeants d’autres pays. « Il est extraordinaire qu’un président des États-Unis demande aux membres de son cabinet de quitter la pièce lorsqu’il s’entretient avec un adversaire du pays », avait ainsi estimé l’été dernier le parlementaire démocrate Adam Schiff.