Bangladesh: Des milliers d'ouvriers du textile font grève pour obtenir une augmentation de salaire

REVENDICATIONS Les syndicats n'ont pour l'instant obtenu qu'une hausse des salaires intermédiaires que de 20 centimes d'euros...

20 Minutes avec agences

— 

Des ouvrières dans un atelier textile au Bangladesh, en 2012
Des ouvrières dans un atelier textile au Bangladesh, en 2012 — Munir Uz Zaman AFP

Des milliers d’ouvriers de l’industrie textile du Bangladesh sont en grève depuis plus d’une semaine, exigeant de meilleurs salaires. Ce lundi, les employés ont à nouveau refusé de travailler, perturbant l’activité du secteur dans le deuxième pays exportateur de vêtements après la Chine.

Aucune violence n’a été signalée ce jour-là. La semaine dernière, un travailleur est mort quand la police a tiré des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes sur 5.000 manifestants. Une cinquantaine d’usines sont actuellement fermées en raison du mouvement social.

Une modeste augmentation

Le gouvernement bangladais a négocié ce dimanche un compromis entre les syndicats et les fabricants pour mettre fin au conflit social. L’accord a abouti à une augmentation des salaires. Mais pour certains, cette hausse est d’à peine 20 takas (0,20 euro) par mois, un montant jugé insuffisant. Les plus petits ouvriers gagnent actuellement 8.000 takas (83 euros) par mois.

Le Bangladesh ambitionne de faire de l'industrie du textile un secteur pesant 50 milliards de dollars par an d’ici 2023 (contre environ 30 milliards actuellement). Des millions d’ouvriers dans ce pays de 165 millions d’habitants sont employés à bas coût dans quelque 4.500 ateliers. Ils confectionnent des vêtements pour H & M, Primark, Walmart, Tesco, Carrefour ou encore Aldi.