La presse nationale et internationale s'inquiète de la crise économique mondiale

V.Z

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Qualifiant la crise de "choc inédit depuis des générations", le responsable a estimé que, sans l'opération de la BoE, "la crise a toutes les chances d'empirer". "Tandis que si nous le faisons... nous croyons que cela sera une étape essentielle dans nos efforts visant à stabiliser les marchés financiers", a-t-il ajouté.
Qualifiant la crise de "choc inédit depuis des générations", le responsable a estimé que, sans l'opération de la BoE, "la crise a toutes les chances d'empirer". "Tandis que si nous le faisons... nous croyons que cela sera une étape essentielle dans nos efforts visant à stabiliser les marchés financiers", a-t-il ajouté. — Laurence Saubadu AFP/Infographie/Archives

Alors que l’Insee vient de publier les chiffres de l’inflation qui a atteint des records depuis 17 ans -3,6%- le cas de la France n’est pas isolé. La crise économique se généralise, sur fond d’envolée des prix du pétrole, de l’alimentation et de crise des marchés financiers aux Etats-Unis. Revue de presse.

«Les Etats Unis tentent de rétablir la confiance dans leur économie», titrait Les Echos de ce mercredi matin. En partie responsable de la crise économique qui frappe le monde actuellement, avec comme origine, la crise des subprime, les Etats-Unis voient rouge. Si «Bush, le Trésor et la Fed montent au créneau» selon les Echos pour restaurer la stabilité financière, la situation est indéniablement préoccupante.

L'Amérique s’inquiète «sur tous les fronts»

Effectivement selon Le Figaro.fr, l'Amérique s’inquiète «sur tous les fronts»: «C'est en pressant le Congrès d'adopter rapidement le plan d'aide gouvernemental aux deux géants du refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac, que le président Bush a entamé sa conférence de presse mardi. La crise que traversent ces deux organismes, qui garantissent quelque 6.000 milliards de dollars de prêts hypothécaires, fait peser un «risque systémique» sur le système financier, a renchéri le secrétaire au Trésor, Henry Paulson», selon le quotidien.

Et de poursuivre, «les événements des dernières semaines ont démontré que beaucoup de marchés financiers et d'institutions demeuraient soumis à un stress considérable, en partie parce que les perspectives de l'économie et de la qualité du crédit demeurent incertaines».

Le site belge trends.be met d’ailleurs en garde les internautes contre l’économie américaine au bord du krach, et leur conseille «d’éviter les valeurs bancaires». Selon le site, la faillite de la banque californienne a agi, ce week-end, comme un détonateur. «Entre 100 et 150 banques pourraient mettre la clé sous la porte d'ici 12 à 18 mois.» «C'est une crise financière systémique, elle n'a pas de fin», explique dans les colonnes du site Nouriel Roubini, professeur d'économie et de commerce international à l'Université ...

Une inflation qui se généralise

Ces perspectives sont d’autant plus incertaines avec l’inflation galopante due aux spéculations sur la nourriture, et le pétrole.

Le quotidien britannique The Guardian a consacré une double page à l’inflation ce mercredi matin et titre: «L’alimentation et le pétrole font grimper l’inflation à un taux record jamais atteint depuis 16 ans». Le journal relève qu’avec une hausse générale des prix de 3,8% le mois dernier, cela déclencherait une hausse du coût de la vie de 5% cette année en Grande-Bretagne. Le scénario semble le même qu’en France: l’écroulement du marché de l’immobilier, des chiffres du chômage qui pourraient être revus à la hausse… Selon le quotidien le gouvernement britannique peine lui aussi à freiner les conséquences de cette crise et éviter de rentrer en récession. L’inflation serait passé de 3,3% en mai à 3,8% en juin.

Les banques magrébines s’organisent


Pour le site webmanagercenter.com cette crise inquiète les banquiers maghrébins qui seraient «sur le qui-vive». Avec le «moral en berne chez les ménages en Europe», le «marasme immobilier persistant aux Etats-Unis d’Amérique à la suite de la crise des «subprime» et «l’envolée vertigineuse des prix de l’essence» l’Union des Banques Maghrébines commencerait à s’organiser pour réagir à cette crise avec l’appui de l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers.

Enfin, la crise économique mondiale se révèle comme un véritable casse tête pour le gouvernement français qui a encore augmenté son déficit public. Libération s’interroge: «Comment boucler le budget 2009 avec une inflation à 3%, une croissance qui fléchit, un pétrole à plus de 150 dollars le baril et des banques en convalescence?».