Nicolas Sarkozy estime que «les Irlandais devront revoter»

V.G. (avec agence)

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Les dirigeants de l'Union européenne se retrouvent jeudi en sommet à Bruxelles déterminés à montrer que l'Europe avance malgré le non irlandais au traité de Lisbonne, en affichant notamment leur volonté d'agir face à la hausse des prix pétroliers.
Les dirigeants de l'Union européenne se retrouvent jeudi en sommet à Bruxelles déterminés à montrer que l'Europe avance malgré le non irlandais au traité de Lisbonne, en affichant notamment leur volonté d'agir face à la hausse des prix pétroliers. — Eric Feferberg AFP/Archives

Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, a estimé mardi à l'Elysée, devant les députés UMP, que «les Irlandais devront revoter» sur le traité européen, selon plusieurs participants à la rencontre.

«Les Irlandais devront revoter et je mettrai le veto à tout élargissement (de l'Union européenne) tant qu'il n'y aura pas de nouvelles institutions», a-t-il déclaré lors de cette réception à l'Elysée. Une déclaration qui tranche avec le langage diplomatique que tenait l'Elysée depuis le «non» irlandais, appelant le peuple celtique à prendre le temps de la réflexion.

«Une conception dictatoriale de l'Europe»

Le président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers, a aussitôt réagit, estimant qu'«il s'agirait d'un coup de force inacceptable qui, loin de résoudre la crise que traverse l'Europe la rendrait insoluble». «Cette manière de faire revoter un peuple qui a dit "non" à Bruxelles relève d'une conception dictatoriale de l'Europe», a t-il ajouté.