«Mur» aux Etats-Unis: Un des prototypes de barrière en acier peut être découpé à la scie

INDESTRUCTIBLE Donald Trump, lui, se rend à la frontière et a annulé sa venue à Davos, alors que le «shutdown» continue...

P.B. avec AFP

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Ce prototype de barrière en acier ne résiste pas à une scie.
Ce prototype de barrière en acier ne résiste pas à une scie. — NBC NEWS

Pendant la campagne, Donald Trump avait promis «un beau mur impénétrable ». Depuis, il a dit sa préférence pour une « barrière en acier qui est totalement efficace en plus d’être belle. »

Problème : les barreaux métalliques d’un des prototypes testés peuvent être découpés avec une scie à métaux classique, selon un rapport du département à la Sécurité intérieur révélé par NBC News, photo à l’appui. Il s’agit de tests effectués sur un site expérimental par des agents du DHS avec des « outils traditionnels ».

 

Jeudi, Donald Trump a assuré que ce design « avait été mis au point par des administrations précédentes », ce qui est exact, selon la chaîne. Mais il a été utilisé pour construire l’un des huit prototypes que le président américain avait inspectés entre San Diego et Tijuana en mars 2018. Le département à la Sécurité intérieure assure avoir depuis « renforcé le design » et qu’il faut désormais des « outils industriels » pour découper la clôture. Le but « n’est pas d’avoir une barrière indestructible mais d’augmenter le temps qu’il faut pour la pénétrer ».

Donald Trump annule sa venue à Davos

Jeudi, Donald Trump est en déplacement à la frontière avec le Mexique, au Texas, afin de continuer son plaidoyer pour le mur. Il réclame 5 milliards de dollars pour construire une première section, mais les démocrates, qui ont désormais la majorité à la Chambre, refusent de céder.

Dimanche, le shutdown, la paralysie partielle de l’administration avec 800.000 employés fédéraux qui ne sont pas payés, deviendra officiellement le plus long de l’histoire. Sans sortie de crise en vue, Donald Trump a annulé sa venue à Davos, fin janvier. Si l’impasse continue, il a menacé de déclarer une « urgence » nationale pour activer des pouvoirs extraordinaires lui permettant d’obtenir les fonds sur le budget de la Défense. Mais certains experts estiment qu’il ne peut pas le faire sans l’aval du Congrès. On passerait donc d’une crise budgétaire à une crise politico-judiciaire, un état de chaos perpétuel dans lequel Donald Trump s’est toujours montré à l’aise.