Etats-Unis: Plus de 50.000 migrants arrêtés à la frontière en décembre, dont une majorité de familles

IMMIGRATION Toute la classe politique américaine s’accorde à dire que le pays traverse une « crise humanitaire »…

20 Minutes avec agences

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Les officiers de la patrouille frontalière, en haut, observent le groupe de migrants mexicains qui se préparent à franchir la barrière de la frontière pour se rendre du côté américain à San Diego, en Californie, depuis Tijuana, au Mexique. Découragés par la longue attente pour demander l'asile par les points d'entrée officiels, de nombreux migrants choisissent de franchir le mur frontière américain et de se rendre aux agents de la patrouille frontalière.
Les officiers de la patrouille frontalière, en haut, observent le groupe de migrants mexicains qui se préparent à franchir la barrière de la frontière pour se rendre du côté américain à San Diego, en Californie, depuis Tijuana, au Mexique. Découragés par la longue attente pour demander l'asile par les points d'entrée officiels, de nombreux migrants choisissent de franchir le mur frontière américain et de se rendre aux agents de la patrouille frontalière. — Daniel Ochoa de Olza/AP/SIPA

Les garde-frontières ont arrêté 50.753 migrants en décembre aux portes des Etats-Unis, selon des statistiques officielles publiées ce mercredi. Un chiffre comparable à celui d’octobre et novembre 2018, mais très supérieur aux niveaux relevés en début d’année et en 2017.

Près de 27.000 migrants se trouvaient en famille, un « record » selon le ministère de la Sécurité intérieure. Ils n’étaient que 13.000 dans cette situation en 2017. 95 % des familles venaient de pays pauvres et violents d’Amérique centrale ( Guatemala, Honduras et Salvador).

Trump n’a toujours pas son mur

Dans le passé, les personnes en situation irrégulière étaient surtout des hommes mexicains venus chercher du travail. Désormais, les familles d’Amérique centrale déposent une demande d’asile dès leur arrivée, empêchant une expulsion tant que leur requête n’a pas été étudiée. La classe politique américaine reconnaît que le pays traverse une « crise humanitaire à la frontière », faute de moyens pour traiter tous les dossiers et accueillir les familles.

Donald Trump a de son côté évoqué une crise « sécuritaire », assurant que des criminels et des terroristes se cachent parmi les migrants. Il réclame 5,7 milliards de dollars au Congrès pour financer un mur à la frontière avec le Mexique. Le président américain a essuyé un nouveau refus de la part de l’opposition démocrate ce mercredi. Ce bras de fer est responsable du « shutdown » qui paralyse l’administration depuis le 22 décembre.