VIDEO. Affaire Carlos Ghosn: Les auditions suspendues en raison de l'état de santé du PDG de Renault

PROCES Le médecin estime qu’il n’est pas en mesure d’être interrogé par les procureurs…

20 Minutes avec AFP

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C'est le juge Yuichi Tada qui préside l'audience pour la première apparition de Carlos Ghosn devant le tribunal, le 8 janvier 2019.
C'est le juge Yuichi Tada qui préside l'audience pour la première apparition de Carlos Ghosn devant le tribunal, le 8 janvier 2019. — Pool/Sipa

Les auditions de Carlos Ghosn, en garde à vue au Japon depuis son arrestation le 19 novembre, ont dû être suspendues, ce jeudi, en raison de son état de santé. Le PDG de Renault souffre d’une forte fièvre depuis mercredi soir, selon des médias japonais, citant ses avocats.

Selon plusieurs médias, le médecin a estimé que Carlos Ghosn avait « besoin de repos ». « Il n’est pas en mesure d’être interrogé (par les procureurs) et de rencontrer ses avocats et visiteurs (les représentants du corps diplomatique de France, du Liban et du Brésil, ses trois pays) », selon le quotidien économique Nikkei.

La demande de remise en liberté rejetée

Le magnat de l’automobile de 64 ans, limogé de Nissan et de Mitsubishi Motors mais toujours PDG de Renault, a fait sa première comparution devant la justice, mardi, plaidant fermement son innocence au cours d’une audience exceptionnelle destinée à clarifier les motifs de sa détention. Il était apparu amaigri et toussait légèrement mais semblait en bonne forme.

Il a réfuté point par point les accusations du parquet, avant de conclure : «Je suis faussement accusé et détenu de manière injuste». Ses avocats avaient déposé dans la foulée une procédure pour obtenir sa libération, mais cette requête a été rejetée mercredi par le tribunal de Tokyo. La veille, le juge présidant la séance avait invoqué le risque de fuite et d’altération des preuves.

Plus de 50 jours en prison

Carlos Ghosn a été mis en examen le 10 décembre pour dissimulation de revenus aux autorités boursières​. Il est en outre accusé d’abus de confiance, et pourrait être inculpé pour ce motif vendredi, date à laquelle prend fin sa garde à vue.

Le dirigeant, qui a déjà passé plus de 50 jours en prison à Tokyo, ne sera pas libéré automatiquement à l’issue de sa garde à vue. Il est en effet sous le coup d’une détention provisoire liée à sa mise en examen du 10 décembre. De l’avis même de son avocat Motonari Otsuru, il risque de rester enfermé jusqu'à la tenue de son procès qui ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois.