VIDEO. Brésil: Bolsonaro s'oppose à nouveau au Pacte mondial pour les migrations

IMMIGRATION Le pacte de Marrakech, le premier du genre, a été signé en décembre par 152 pays...

20 Minutes avec AFP

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Le président brésilien Jair Bolsonaro, le 7 janvier 2019.
Le président brésilien Jair Bolsonaro, le 7 janvier 2019. — AFP

Le Brésil va-t-il se retirer du pacte des migrations ? Si aucune annonce officielle n’a été faite, le président brésilien Jair Bolsonaro a vivement critiqué ce texte sur Twitter. Le retrait du pacte de Marrakech fait partie des promesses du gouvernement avant son entrée en fonction.

Le retrait serait déjà acté, d’après des médias brésiliens. Cette information a été confirmée par une source diplomatique, mais le ministère des Affaires étrangères ne s’est pas encore prononcé à ce sujet. « Le Brésil est souverain pour décider s’il accepte ou non (d’accueillir) des migrants. Ceux qui viendront éventuellement ici devront respecter nos lois, nos règles, nos coutumes, notre culture et aussi chanter notre hymne », a déclaré le chef de l’Etat sur Twitter.

Premier accord sur les migrations

« On ne laisse pas n’importe qui entrer dans notre maison, ni n’importe qui entrer au Brésil, par le biais d’un pacte adopté par des tiers. NON AU PACTE POUR LES MIGRATIONS », a-t-il ajouté. Dans un autre tweet quelques minutes plus tard, Jair Bolsonaro a déclaré que le Brésil ne « refusera (it) jamais d’aider ceux qui sont dans le besoin » mais qu’il comptait établir « des critères (…) en fonction de la situation de chaque pays ».

« Le gouvernement Bolsonaro adopte un discours dépassé et erroné en considérant les migrants comme une menace à la souveraineté nationale », a déploré Camila Asano, de l’ONG de défense des droits de l’Homme Conectas. Le Pacte, premier accord du genre sur le sujet des migrations, a été ratifié à une très forte majorité le 19 décembre aux Nations unies, avec 152 voix pour, cinq contre (Etats-Unis, Hongrie, République Tchèque, Pologne et Israël) et 12 abstentions.

Moins d’1 % d’immigrés au Brésil

Non contraignant, il est destiné à renforcer la coopération internationale pour une « migration sûre, ordonnée et régulière ». Le texte recense des principes essentiels comme le respect des droits de l’Homme, des enfants et de la souveraineté nationale et énumère 23 propositions pour mieux gérer les migrations.

Les immigrés présents au Brésil constituent moins d’1 % d’une population de 209 millions d’habitants, selon les chiffres de l’Institut de statistiques IBGE.