VIDEO. Affaire Carlos Ghosn: La demande de remise en liberté rejetée par le tribunal

ENQUETE Les juges ont refusé la demande de remise en liberté, déposée par les avocats du magnat de l’automobile, invoquant le risque de fuite et d’altération des preuves…

20 Minutes avec AFP

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C'est le juge Yuichi Tada qui préside l'audience pour la première apparition de Carlos Ghosn devant le tribunal, le 8 janvier 2019.
C'est le juge Yuichi Tada qui préside l'audience pour la première apparition de Carlos Ghosn devant le tribunal, le 8 janvier 2019. — Pool/Sipa

Au lendemain de sa première comparution devant la justice, Carlos Ghosn, le PDG de Renault, a vu sa demande de remise en liberté rejetée, ce mercredi, par le tribunal de Tokyo.

Mardi, les avocats du magnat de l’automobile avaient déposé une demande pour obtenir sa libération. Cette dernière a été refusée par les juges, invoquant le risque de fuite et d’altération des preuves. « La requête pour annuler la détention a été rejetée le 9 janvier », a annoncé le tribunal de Tokyo.

Vers une inculpation pour abus de confiance ?

Arrêté le 19 novembre pour des soupçons de malversations financières, Carlos Ghosn a été mis en examen le 10 décembre pour dissimulation de revenus aux autorités boursières. Il est en outre accusé d'abus de confiance, et pourrait être inculpé pour ce motif, ce vendredi, date à laquelle prend fin sa garde à vue.

Selon le parquet, il aurait tenté de faire couvrir par Nissan « des pertes sur des investissements personnels » au moment de la crise financière d’octobre 2008. La somme incriminée s’élève à 1,85 milliard de yens.

« Je suis faussement accusé et détenu de manière injuste »

Pour résoudre ce problème financier, il aurait obtenu qu’un milliardaire saoudien, Khaled Juffali, se porte garant et aurait effectué ultérieurement des virements d’un montant équivalent sur le compte de ce dernier depuis un compte d’une filiale de Nissan.

Mardi, Carlos Ghosn est apparu déterminé devant le juge, réfutant point par point les accusations des procureurs, avant de conclure : «Je suis faussement accusé et détenu de manière injuste». De l’avis même de son avocat Motonari Otsuru, le dirigeant de 64 ans risque de rester en détention jusqu'à la tenue de son procès qui ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois.