Le sommet du G8 s'ouvre par une «journée africaine»

DEVELOPPEMENT Objectif: doubler l'aide annuelle à l'Afrique...

Avec agence

— 

L'adjoint de M. Tsvangirai, Tendai Biti, a été inculpé jeudi par un tribunal d'Harare et risque la peine de mort. Selon l'acte d'inculpation, le numéro 2 du MDC est accusé de "subversion", "complot" pour truquer le résultat des élections générales du 29 mars, "publication de fausses nouvelles" et "insultes au président".
L'adjoint de M. Tsvangirai, Tendai Biti, a été inculpé jeudi par un tribunal d'Harare et risque la peine de mort. Selon l'acte d'inculpation, le numéro 2 du MDC est accusé de "subversion", "complot" pour truquer le résultat des élections générales du 29 mars, "publication de fausses nouvelles" et "insultes au président". — Rodger Bosch AFP/Archives

Les dirigeants des pays riches du G8 ont démarré lundi leurs travaux, à Toyako (Japon), par des discussions avec sept Etats africains invités (Afrique du Sud, Algérie, Ethiopie, Ghana, Nigeria, Sénégal, Tanzanie, plus l'Union africaine). Objectif: réfléchir le développement de l'Afrique où l'envolée des prix du pétrole et de l'alimentation aggrave la situation des plus pauvres.

Les pays africains attendent notamment du G8 qu'il confirme l'engagement pris lors du sommet de Gleneagles (Ecosse) en 2005, consistant à doubler son aide annuelle à l'Afrique en 2010 par rapport à son niveau de 2004 (25 milliards de dollars). Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, également présent à Toyako, a annoncé qu'il allait proposer aux pays de l'Union européenne (UE) de créer un fond doté d'un milliard d'euros pour soutenir le secteur agricole dans les pays en développement.

1,8 milliard d’euros

Ce fonds, financé par des excédents budgétaires inutilisés de l'UE, «sera consacré à des mesures pour améliorer l'accès à la production agricole, y compris les engrais et les semences, sans doute par le biais de crédits», a-t-il dit lors d'une conférence de presse. Selon lui, le montant total de l'aide de l'UE débloquée pour faire face aux conséquences de la crise alimentaire atteindrait alors 1,8 milliard d'euros.

Nicolas Sarkozy a de son côté déclaré à un journal japonais que le G8 allait appeler les pays riches qui ne l'ont pas encore fait à lever leurs restrictions aux exportations d'aliments. «La crise alimentaire internationale est un défi majeur pour le monde (...) au 21e siècle, nous devons pouvoir nourrir la planète», a-t-il estimé.

Zimbabwe

Les pays africains et les Nations unies attendent fermement du G8 que ces promesses d'aide ne restent pas lettre morte. Selon eux, moins d'un quart des 25 milliards de dollars supplémentaires d'aide promis à Gleneagles pour 2010 ont effectivement été débloqué.

La situation politique au Zimbabwe devait également figurer en bonne place des entretiens entre le G8 et ses invités africains. La «journée africaine» de Toyako sera suivie, mardi, par le sommet du G8 proprement dit, consacré aux problèmes économiques et politiques mondiaux. Une troisième journée, mercredi, abordera le thème du réchauffement climatique avec les dirigeants de sept autres pays invités, dont la Chine et l'Inde.