Espagne: Quatre arrestations pour abus sexuels en groupe la nuit du Nouvel An

VIOLENCES Les agresseurs présumés auraient filmé leurs actes...

20 Minutes avec AFP

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Illustration de femme agressée.
Illustration de femme agressée. — Chameleons Eye / Rex Fe/REX/SIPA

Quatre personnes soupçonnés d'agression sexuelle en groupe sur une jeune femme la nuit du Nouvel An  ont été arrêtés en Espagne, a-t-on appris auprès de la Garde civile, dans une affaire similaire à celle de «La Meute», qui avait indigné le pays. 

Les quatre hommes ont été arrêtés le 1er janvier, déférés devant un juge et placés en détention provisoire, a précisé à l'AFP un porte-parole de la Garde civile d'Alicante, dans l'est du pays. La jeune femme de 19 ans avait été retrouvée à demi-nue dans un sous-sol du village de Callosa d'Ensarria (sud-est), ivre et incapable de dire où elle vivait, indique la Garde civile dans un communiqué. L'un des agresseurs présumés, âgé de 22 ans et connu de la police pour des faits de violence sexiste et d'abus sexuel sur mineure, aurait abusé en octobre d'une autre femme qui a porté plainte, précise le corps de police.

Une autre affaire du même type

Les suspects, qui avaient passé la soirée avec leur victime présumée, pourraient avoir abusé dans des circonstances similaires d'au moins deux autres femmes, affirme la Garde civile sans plus de précisions. Les agresseurs présumés auraient filmé leurs actes, selon des informations publiées par la presse espagnole qui rapproche cette affaire de celle de «La Meute», un autre fait divers remontant à 2016.

Cinq hommes avaient abusé d'une jeune femme dans une cage d'escalier lors des fêtes de la San Fermin à Pampelune, filmant leurs actes puis s'en vantant dans un groupe WhatsApp, baptisé «La Manada», la meute en espagnol. Ils ont été condamnés, en première instance puis en appel, à neuf ans de prison pour «abus sexuel», un verdict controversé car il ne retenait pas la qualification de viol. 

L'affaire avait jeté dans la rue des dizaines de milliers de femmes manifestant contre la «justice patriarcale» et jugeant leur sanction trop clémente dans un pays où la lutte contre les violences sexistes est une cause nationale. Le gouvernement socialiste espagnol a annoncé en juillet son intention de réformer le code pénal pour introduire la notion de consentement sexuel explicite, sur le modèle de la Suède où tout acte sexuel sans accord explicite est considéré comme un viol.