« Garçons en bleu, filles en rose » : La ministre brésilienne de la Femme et de la Famille crée la polémique

EXTREME DROITE Damares Alves, 54 ans, est la nouvelle ministre de la Femme, de la famille et des Droits de l’Homme, du gouvernement de Jair Bolsonaro, coutumier des dérapages machistes ou homophobes…

20 Minutes avec AFP

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Damares Alves, la nouvelle ministre de la Femme, de la Famille et des Droits de l'homme, du gouvernement de Jair Bolsonaro, le 6 décembre 2018 à Brasilia.
Damares Alves, la nouvelle ministre de la Femme, de la Famille et des Droits de l'homme, du gouvernement de Jair Bolsonaro, le 6 décembre 2018 à Brasilia. — Sergio LIMA / AFP

Trois jours seulement après l’investiture de Jair Bolsonaro, son gouvernement crée déjà la polémique. « Les garçons s’habillent en bleu et les filles en rose », a déclaré Damares Alves, la ministre de la Femme, de la famille et des Droits de l’Homme, lors de son intronisation, mercredi. Une déclaration qui a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux.

Damares Alves, 54 ans, est la nouvelle ministre de la Femme, de la famille et des Droits de l’Homme, du gouvernement de Jair Bolsonaro, coutumier des dérapages machistes ou homophobes. C’est aussi l’une des deux seules femmes du gouvernement du nouveau président brésilien.

Un appel à manifester lancé sur Facebook

« Attention, attention. C’est une nouvelle ère au Brésil : Les garçons s’habillent en bleu et les filles en rose », a scandé Damares Alves, lors de son intronisation, mercredi, à Brasilia. La vidéo est rapidement devenue virale. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnalités ont publié des photos où elles posent avec des vêtements bleus pour les femmes et roses pour les hommes.

De nombreux internautes ont aussi réagi avec humour, l’une d’entre elles s’interrogeant : « Et la Schtroumpfette, Damares ? On m’aurait menti toute ma vie ? », à propos de ce personnage bleu de bande dessiné. Un groupe sur Facebook a lancé un appel à la manifestation « de Femmes en bleu, d’hommes en rose ou de la couleur qu’on veut » dimanche, sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro.

Une « métaphore contre la théorie du genre », a justifié la ministre

La ministre a réagi par la suite aux critiques, affirmant qu’il s’agissait d’une « métaphore contre la théorie du genre », auquel le président Bolsonaro est très hostile, mais que « garçons et filles peuvent s’habiller en bleu, en rose, de toutes les couleurs, comme ils se sentent le mieux ».

Avocate de formation, résolument contre l’avortement, elle avait affirmé lors de son discours d’intronisation que l'« Etat est laïc » mais qu’elle-même était « terriblement chrétienne ». Elle a en revanche affirmé que son ministère aurait bien pour mission de veiller à ce que les droits de la communauté LGBT soient assurés.