Iran: Un Boeing de la Norwegian est coincé au sol depuis trois semaines

AERONAUTIQUE L'appareil a dû se poser en Iran à la suite d'un incident moteur, depuis, il ne peut plus redécoller...

20 Minutes avec AFP
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Un avion de la Norwegian Air sur le tarmac de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle à Paris.
Un avion de la Norwegian Air sur le tarmac de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle à Paris. — JOEL SAGET / AFP

C’est un casse-tête diplomatique et un possible gouffre financier pour Norwegian Air Shuttle. L’un des avions de la compagnie, un Boeing 737, est bloqué en Iran après un déroutage dû à une panne, a indiqué Norwegian Air Shuttle. La crise semble se prolonger et cet épisode pourrait même avoir des conséquences sur la vie des passagers.

L’appareil qui reliait Dubaï à Oslo avec 192 passagers et membres d’équipage à bord a effectué un « atterrissage de précaution » à Chiraz (sud-ouest de l’Iran) à la suite d’un incident moteur le 14 décembre, a expliqué un porte-parole de Norwegian, Andreas Hjørnholm.

Des pièces détachées impossibles à trouver

Si les passagers ont pu regagner leur destination le lendemain grâce à un autre appareil, le Boeing 737 Max est immobilisé depuis cette date sur le territoire iranien. Des mécaniciens de la compagnie tentent toujours de le réparer. Selon des sites spécialisés tels www.airlive.net, les réparations se heurtent à la difficulté d’envoyer des pièces détachées en Iran sans enfreindre les sanctions internationales.

Conséquence du retrait américain de l’accord sur le nucléaire, l'administration Trump a décidé de rétablir l'intégralité des sanctions imposées à Téhéran. Norwegian a refusé de commenter ces informations. « Je peux seulement dire que nous travaillons sur plusieurs options pour permettre à l’avion de revoler », a indiqué Andreas Hjørnholm.

Une nuit en Iran lourde de conséquences

L’incident pourrait aussi poser des problèmes aux passagers et membres d’équipage du Boeing s’ils souhaitent se rendre aux Etats-Unis à l’avenir. Depuis 2015, toute personne s’étant rendue depuis mars 2011 dans sept pays jugés à risque (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen) est privée de l’exemption de visas, dont bénéficient la plupart des ressortissants européens.

Or, selon Andreas Hjørnholm, les passagers et personnels du vol Dubaï-Oslo ont officiellement pénétré sur le territoire iranien pour séjourner dans un hôtel dans la nuit du 14 au 15 décembre. L’ambassade des États-Unis à Oslo n’a pu être jointe pour un commentaire.