Malte: La marine sauve 180 migrants de la noyade en Méditerranée

SAINS ET SAUFS Les migrants viennent principalement de Libye, du Nigeria et de Côte d’Ivoire…

20 Minutes avec AFP

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Un bateau de SOS Méditerranée et Médecins sans frontières à la rescousse de migrants en péril, en  juin 2018.
Un bateau de SOS Méditerranée et Médecins sans frontières à la rescousse de migrants en péril, en juin 2018. — PAU BARRENA / AFP

Ils ont été sauvés de justesse de la noyade. La marine maltaise a annoncé ce lundi avoir secouru en Méditerranée 180 migrants, répartis sur deux embarcations en détresse. Ils seront débarqués à Malte dans la soirée.

La première embarcation, en bois, transportait 152 personnes. Plus loin, sur un canot, les marins maltais ont secouru 28 personnes supplémentaires. Elle avait par ailleurs annoncé dimanche soir avoir secouru 69 autres personnes en détresse en mer. Les 49 migrants sauvés ces derniers jours par deux navires des ONG allemandes Sea-Watch et Sea-Eye ont eu moins de chance : ce lundi, ils attendaient toujours un port pour les accueillir. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a lancé ce lundi un appel à la communauté internationale pour que soit trouvé en urgence un port pour accueillir ces 49 personnes, parmi lesquelles se trouvent des enfants.

Des conditions de vie dégradées

« Le temps presse. Pour les prochaines heures il est prévu une mer agitée et il est probable que les conditions à bord des deux navires se détériorent », a indiqué le HCR dans un communiqué. Ces migrants viennent principalement de Libye, du Nigeria et de Côte d’Ivoire.

Si l’Italie, Malte, l’Espagne et les Pays-Bas ont refusé d’accueillir les migrants du Sea-Watch 3, plusieurs villes allemandes ont proposé de les prendre en charge. Samedi, un porte-parole du gouvernement a expliqué que l’Allemagne n’acceptait d’accueillir ces migrants qu’en cas de partage avec d’autres pays européens, comme cela s’est déjà produit depuis que l’Italie a officiellement fermé ses ports en juin. Des négociations sont en cours, en particulier avec les Pays-Bas, et une solution pourrait intervenir dans les prochains jours.

Environ 1.300 migrants ont péri depuis le début de l’année en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre les côtes maltaises ou italiennes, selon l’Organisation mondiale pour les migrations (OIM).