Chine: La reconnaissance faciale pour lutter contre la sous-location illégale des HLM

LOGEMENT Le dispositif permet de bloquer l’accès au bâtiment pour les personnes qui ne sont pas identifiées comme des locataires ou des proches de ces derniers…

20 Minutes avec agence

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Pékin, le 19 octobre 2015. Illustration de Chinois devant une affiche.
Pékin, le 19 octobre 2015. Illustration de Chinois devant une affiche. — Mark Schiefelbein/AP/SIPA

Des serrures à reconnaissance faciale. Voici la solution de Pékin pour lutter contre la sous-location illégale des logements sociaux.

Près de 120.000 habitants de la capitale chinoise devraient être amenés à utiliser ce dispositif d’ici juin 2019, explique le South China Morning Post. L’enjeu est de taille puisque la ville compte peu de HLM alors que la demande ne cesse de progresser.

Bloquer l’accès aux « intrus »

Le système a déjà été installé dans 47 immeubles HLM de la ville. Grâce à des caméras, il peut analyser les personnes entrant dans le bâtiment et bloquer l’accès si elles ne sont pas identifiées comme des locataires d’un logement ou des proches de ces derniers.

Cette technologie a également pour objectif de renforcer la sécurité, notamment pour les personnes âgées ou fragiles. Un système d’alerte permet en effet de prévenir les responsables des résidences si un locataire n’a pas été repéré par le système depuis un certain temps.

Cinq ans d’inéligibilité pour les fraudeurs

En cas de sous-location avérée, les contrevenants seront fichés et ne pourront plus avoir accès à un logement social pendant une durée de cinq ans. Avec une population de 22 millions d’habitants, Pékin ne proposait en mars dernier que 100.000 habitations à loyer modéré réparties sur 76 sites. Alors que le loyer moyen est de 5.000 yuans par mois dans la ville, soit environ 635 euros, certains appartements des programmes publics sont loués 2.000 yuans (un peu plus de 250 euros).

En Chine, la technologie de reconnaissance faciale est déjà utilisée dans de nombreux domaines, comme l’éducation ou la sécurité. Le pays compte 170 millions de caméras connectées à un système d’intelligence artificielle. Le chiffre pourrait grimper à 600 millions d’ici 2020.