Une militante qui avait dénoncé le harcèlement sexuel en Egypte condamnée à 2 ans de prison

EGYPTE La justice égyptienne a transformé dimanche en peine ferme les deux ans de prison avec sursis auxquels avait été condamnée une militante connue pour avoir dénoncé le harcèlement sexuel dans le pays…

20 Minutes avec AFP

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Une rue du Caire en Egypte (Illustration).
Une rue du Caire en Egypte (Illustration). — MOHAMED EL-SHAHED / AFP

Deux ans avec sursis devenus deux ans fermes. Ce dimanche en Egypte, la militante pour la défense des droits humains Amal Fathi, a été condamné en appel à deux ans de prison avec sursis. La cour d'appel a confirmé la peine, en retirant cette fois le bénéfice du sursis et en condamnant la jeune femme de 34 ans à payer une amende de 10.000 livres égyptiennes, soit 490 euros.

Amal Fathi avait été arrêtée en mai après avoir partagé sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle elle avait critiqué le manque d'action des autorités face au harcèlement sexuel que subissent les Egyptiennes. Elle avait été placée en détention avant d'être condamnée en septembre pour «diffusion de fausses informations» à deux ans d'emprisonnement avec sursis, jugement auquel elle avait fait appel.

Poursuivie pour "appartenance à un groupe terroriste"

Elle avait été libérée temporairement jeudi dans le cadre d'une autre affaire, dans laquelle elle est poursuivie par le parquet de la Sécurité d'Etat pour "appartenance à un groupe terroriste" et "diffusion de fausses informations".

Cette militante était peu connue avant son arrestation, à l'inverse de son mari. Activiste des droits de l'homme de nationalités suisse et égyptienne, M. Lotfy dirige au Caire la Commission égyptienne des droits et libertés, recensant notamment les disparitions forcées.

Les ONG égyptiennes et internationales accusent régulièrement l'Egypte d'utiliser la lutte antiterrorisme pour réprimer les voix dissidentes.