Brexit: Jean-Claude Juncker appelle les Britanniques à «se reprendre»

POLITIQUE A moins de cent jours du Brexit, le Parlement britannique est en pleine pause pour les fêtes de fin d’année et n’est toujours pas parvenu à valider un accord de sortie de l’UE...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Claude Juncker et Theresa May devant Downing Street, à Londres, le 26 avril 2017.
Jean-Claude Juncker et Theresa May devant Downing Street, à Londres, le 26 avril 2017. — Justin TALLIS / AFP

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé la Grande-Bretagne à « se reprendre » sur la question du Brexit, rejetant les accusations d’un agenda caché de l’Union européenne sur un le maintien du Royaume-Uni dans l’UE. « Je trouve déraisonnable qu’une partie de l’opinion publique en Grande-Bretagne semble penser qu’il est entièrement du devoir de l’UE de trouver une solution à tous les problèmes futurs de ce pays », a déclaré Jean-Claude Juncker au journal allemand Welt am Sonntag.

« Je (vous) demande : reprenez-vous et dites-nous ce que vous voulez. Nos propositions sont sur la table (des négociations) depuis des mois », a-t-il indiqué.

Clarifier l’avenir de la relation entre UE et Grande-Bretagne

Il y en a certains qui « insinuent que notre objectif est de garder par tous les moyens la Grande-Bretagne au sein de l'UE. Mais ce n’est pas là notre intention », a poursuivi Jean-Claude Juncker.

« Nous voulons seulement clarifier l’avenir de notre relation et nous respectons le résultat du référendum », a-t-il souligné.

A moins de cent jours du Brexit, le Parlement britannique est en pleine pause pour les fêtes de fin d’année et n’est toujours pas parvenu à valider un accord de sortie de l’Union européenne.

La Première ministre conservatrice Theresa May devrait tenter en janvier de faire voter par le Parlement l’accord négocié avec Bruxelles mais rien ne dit qu’elle y parviendra compte tenu des divisions au sein de son propre camp.

Aucune majorité ne semble se dessiner en faveur du texte. L’accord déçoit tant les plus fervents « Brexiters », qui craignent un amarrage permanent du Royaume-Uni à l’UE, que les europhiles espérant encore pouvoir faire marche arrière.