Turquie: Recep Tayyip Erdogan invite Donald Trump après l'annonce du retrait américain de Syrie

DIPLOMATIE Ankara et Washington resserrent leurs relations afin de coordonner le retrait attendu des troupes américaines en Syrie...

20 Minutes avec AFP

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Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump le 21 septembre 2017 à New York.
Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump le 21 septembre 2017 à New York. — AP/SIPA

Recep Tayyip Erdogan a invité son homologue américain Donald Trump​ à se rendre en Turquie. La Maison Blanche a annoncé lundi soir que le président turc avait invité Donald Trump à venir en visite en 2019 en Turquie. « Bien que rien de définitif ne soit en train d’être programmé, le président [Trump] est ouvert à une rencontre potentielle à l’avenir », a indiqué Hogan Gidley, un porte-parole de l’exécutif américain.

En attendant, « une délégation américaine va venir en Turquie cette semaine. Ils discuteront des moyens de coordonner (le retrait) avec leurs homologues turcs », avait déclaré plus tôt à la presse le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin.

Un entretien téléphonique dimanche entre Trump et Erdogan

Après un entretien téléphonique dimanche entre Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan, la présidence turque a affirmé que les deux dirigeants avaient « convenu d’assurer la coordination entre les militaires, les diplomates et d’autres responsables de leurs pays pour éviter un vide du pouvoir qui pourrait résulter d’une exploitation du retrait [des troupes américaines] et de la phase de transition en Syrie ».

Sur Twitter, Donald Trump a dit avoir évoqué avec le numéro un turc « l’EI, notre engagement mutuel en Syrie et le retrait lent et extrêmement coordonné des troupes américaines de la région » ainsi que des relations commerciales « considérablement accrues ». « Le président Erdogan de Turquie m’a donné des assurances dans des termes très forts » quant au fait qu’il allait « éradiquer ce qui reste de l’EI en Syrie », a-t-il encore tweeté.

 

« Il est hors de question de ralentir notre lutte contre l’EI »

Ibrahim Kalin a en outre assuré que le retrait américain attendu n’aurait pas d’impact sur la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie. « Il n’y aura pas d’interruption dans la lutte contre l’EI. La Turquie montrera la même détermination contre l’EI. Il est hors de question de ralentir notre lutte contre l’EI » a-t-il détaillé.

Pour rappel, prenant de court les alliés de Etats-Unis, Donald Trump a ordonné mercredi le départ dès que possible des quelque 2.000 militaires américains stationnés dans le nord-est de la Syrie où ils luttent contre les djihadistes aux côtés des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de milices arabo-kurdes dominée par les YPG. Ces YPG sont des milices kurdes des YPG appuyées par Washington mais qu’Ankara considère comme « terroristes » car émanant du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Renforçant la pression sur les YPG, désarçonnées par l’annonce de l’imminent retrait de leurs alliés américains, la Turquie a acheminé lundi de nouveaux renforts militaires à sa frontière avec la Syrie en préparation de l’offensive qui se profile.