Droit d'asile: La Cour suprême inflige un camouflet à Donald Trump

MIGRANTS Par cinq voix contre quatre, les juges ont refusé de valider le décret du président américain restreignant le droit d'asile pour les migrants...

20 Minutes avec AFP

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Un Hondurien âgé de 16 ans essaie de franchir la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis à Tijuana.
Un Hondurien âgé de 16 ans essaie de franchir la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis à Tijuana. — Rodrigo Abd/AP/SIPA

Ça n’a pas traîné. En novembre, Donald Trump avait durci les conditions d’asile pour les migrants entrant illégalement aux Etats-Unis. La mesure avait été bloquée dix jours plus tard par un juge, poussant la Maison Blanche à saisir la Cour suprême. Qui a refusé d’annuler la suspension du décret vendredi.

Dans sa décision, la Cour n’a fait aucun commentaire, notant simplement que quatre de ses neuf juges nommés à vie étaient favorables à renverser le jugement d’appel. C’est le juge le patron de la Cour, le conservateur modéré John Roberts, qui a cette fois rejoint quatre juges libéraux pour faire pencher la balance.

Demandeurs d’asile renvoyés au Mexique

La décision de la Cour suprême ne risque pas de changer le destin des migrants. Washington a annoncé jeudi le renvoi des demandeurs d’asile au Mexique pendant l’examen de leur dossier, afin d’empêcher qu’ils demeurent sur le territoire américain et échappent à la surveillance des autorités.

L’administration américaine espère ainsi que ces délais et le renvoi au Mexique vont décourager d’autres migrants de faire le long voyage jusqu’à la frontière des Etats-Unis.

La première mesure phare du président Trump – l’interdiction de voyager aux Etat-Unis pour des ressortissants de certains pays à majorité musulmane et considérés comme présentant un risque terroriste – avait elle aussi été bloquée à plusieurs reprises en justice, avant que la Cour suprême ne valide sa dernière version.