Retrait américain de Syrie: Les Kurdes demandent à la France un soutien diplomatique et militaire

MENACES Ils ont également demandé aux forces françaises de continuer à assumer leur mission dans la région...

20 Minutes avec AFP

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La ville de Douma en Syrie subit depuis plusieurs jours les bombardements de l'armée syrienne.
La ville de Douma en Syrie subit depuis plusieurs jours les bombardements de l'armée syrienne. — STRINGER / AFP

Alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis, jeudi, d'éliminer les djihadistes et les milices kurdes du nord de la Syrie, après l'annonce du retrait des troupes américaines, la coalition arabo-kurde en Syrie a demandé à la France de faire « pression sur la Turquie pour qu’elle arrête ses menaces », appelant les forces françaises à continuer leur mission dans la région, a déclaré une responsable kurde, ce vendredi.

« Nous demandons aux Français un soutien diplomatique », a souligné Ilham Ahmad, une des responsables politiques de la coalition, qui estime notamment les autorités françaises « peuvent faire pression sur la Turquie pour qu’elle arrête ses menaces ». « Nous avons demandé aussi que les forces (françaises) assument leur tâche dans la région jusqu’à une solution politique soit trouvée », a-t-elle ajouté.

L’offensive turque contre les miliciens kurdes et Daesh reportée

Après l’annonce du retrait des troupes américaines en Syrie, le président turc Recep Tayyip Erdogan​ avait promis, jeudi, « d’éliminer les YPG (miliciens kurdes) et les résidus de Daech », le groupe Etat islamique (EI), dans le nord de la Syrie. Il a toutefois affirmé qu’il avait décidé, à la lumière de la décision américaine et un entretien téléphonique le 14 décembre avec Donald Trump, de reporter l’offensive qu’il prévoyait de lancer dans le nord de la Syrie contre les YPG, une milice kurde considérée comme terroriste par Ankara mais alliée de Washington dans la lutte contre l’EI.

« Ce sursis ne sera pas évidemment pour une période indéfinie », a-t-il précisé « En attendant, nous allons élaborer des plans pour éliminer les éléments de l’EI qui seraient toujours en Syrie, conformément à ce qui a été convenu lors de mon entretien avec le président Trump », a ajouté le président turc.