VIDEO. Japon: Pas de libération et nouveau mandat d'arrêt contre Carlos Ghosn

JUSTICE Cette fois, le patron de Renault-Nissan est accusé «d'abus de confiance aggravé»...

20 Minutes avec AFP

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Carlos Ghosn, président du conseil d'administration de Nissan et patron de Renault lors d'une interview à Yokohama le 13 mai 2016 au Japon
Carlos Ghosn, président du conseil d'administration de Nissan et patron de Renault lors d'une interview à Yokohama le 13 mai 2016 au Japon — Miho Ikeya/AP/SIPA

Carlos Ghosn passera sans doute Noël en prison. Le patron de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a fait l’objet d’un nouveau mandat d’arrêt, vendredi, pour « abus de confiance aggravé », ont rapporté vendredi la chaîne de télévision publique japonaise NHK et l’agence de presse Jiji. Ce rebondissement prolonge de 48 heures sa détention provisoire. Carlos Ghosn avait été arrêté le 19 novembre à Tokyo pour des malversations financières présumées.

Le dirigeant de 64 ans avait remporté la veille une victoire judiciaire, le tribunal de Tokyo refusant d’étendre sa garde à vue sur les charges de dissimulation de revenus et rejetant ensuite l’appel des procureurs. Il espérait donc être libéré sous caution, peut-être dès vendredi, mais nouveau rebondissement vendredi, le parquet, furieux selon les médias d’avoir été désavoué, a décidé de l’arrêter de nouveau, ce qui lui donne 48 heures supplémentaires pour l’interroger sur de nouvelles charges. En cas d’inculpation, il pourra être détenu pour 10 jours supplémentaires.

38 millions dissimulés, selon l’accusation

Le Franco-libano-brésilien a été inculpé le 10 décembre pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d’euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, a aussi été mis en examen.

La garde à vue des deux hommes avait ensuite été prolongée sur de nouveaux soupçons de minoration de ses émoluments, cette fois entre 2015 et 2018, pour un montant de 4 milliards de yens (31,1 millions d’euros).

Les constructeurs japonais Nissan et Mitsubishi Motors l’ont révoqué de la présidence de leurs conseils d’administration dans la foulée, tandis que le groupe français Renault l’a maintenu jusqu’à présent à son poste.