Enquête sur la Russie: L'ex-conseiller de Trump Mike Flynn connaîtra sa peine plus tard

ETATS-UNIS Le juge lui a accordé un répit jusqu'en mars car Flynn collabore toujours avec l'équipe du procureur Mueller...  

P.B.

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Donald Trump et son conseiller Michael Flynn, pendant la campagne présidentielle, le 29 septembre 2016.
Donald Trump et son conseiller Michael Flynn, pendant la campagne présidentielle, le 29 septembre 2016. — John Locher/AP/SIPA

« Au fond, vous avez vendu votre pays. » Le juge Sullivan n’a pas mâché ses mots, mardi, demandant même à un avocat de l’équipe du procureur Mueller s’il estimait que l’ancien conseiller de Donald Trump, Mike Flynn, s’était rendu coupable de « trahison ». Mais l’équipe de Mueller a mis en avant la collaboration de l’éphémère conseiller à la sécurité nationale du président américain à l’enquête sur la Russie, et le juge a accepté de retarder l’annonce de sa peine à mars prochain.

Flynn a plaidé coupable d’avoir menti au FBI sur ses contacts avec l’ex-ambassadeur russe Sergey Kislyak pendant la passation du pouvoir, et d’avoir fait du lobbying au bénéfice de la Turquie sans s’être enregistré comme un agent d’une puissance étrangère.

Trump lui souhaite « bonne chance »

Avant l’audience, Donald Trump avait souhaité « bonne chance » à son ancien conseiller via Twitter. Alors que ce dernier a collaboré avec le procureur Mueller, on ne sait pas s’il a impliqué Donald Trump ou un cadre de sa campagne.

Selon l’acte d’accusation, après son premier contact avec l’ambassadeur russe, Michael Flynn « a téléphoné à un responsable de l’équipe de transition qui se trouvait avec d’autres responsables à Mar-a-Lago », dans la résidence de Donald Trump, le 29 décembre 2016. Lors de cet appel, Flynn a « demandé ce qu’il devait répondre à l’ambassadeur à propos des sanctions. Le responsable lui a dit que les autres responsables ne voulaient pas que la Russie fasse monter en flèche la situation. »

Selon la conclusion du renseignement américain, la Russie a activement soutenu la candidature de Donald Trump, notamment en diffusant les emails piratés de l’équipe de Clinton via WikiLeaks, et via une vaste campagne de propagande sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube. L’enquête de Robert Mueller cherche à déterminer s’il y a eu coordination avec la campagne de Trump, et si cette dernière avait offert des contreparties à Moscou.