Pyongyang tempère son ardeur nucléaire

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Sur la voie du retour en grâce ? La Corée du Nord a remis hier à la Chine une déclaration détaillant ses programmes nucléaires. Un premier pas vers un abandon de ses ambitions atomiques. Le geste a été salué par la communauté internationale. Les Etats-Unis ont ordonné sans attendre la levée de sanctions imposées à ce pays placé sur « l'axe du mal ». Le président George W. Bush a également notifié au Congrès américain son intention de retirer la Corée du Nord de la liste des Etats soutenant le terrorisme dans un délai de quarante-cinq jours.

Mais Washington a vigoureusement mis en garde la Corée du Nord contre les « mauvais choix » qu'elle pourrait faire. Ainsi, Pyongyang doit désormais « démanteler toutes ses installations nucléaires, remettre son plutonium et mettre fin de manière vérifiable à ses activités d'enrichissement d'uranium et de prolifération », a détaillé le président américain. Autant de conditions qui seront soumises à vérification.

La déclaration, déjà promise fin 2007, parachève un premier cycle de laborieuses tractations entamées en 2003. Mais elle intervient alors que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) nourrit de sérieux soupçons sur une possible coopération nucléaire entre Pyongyang et Damas. Bombardé en septembre 2007 par les Israéliens, le site syrien d'Al-Kibar pourrait avoir abrité la construction d'un réacteur nucléaire, sur le modèle du réacteur nord-coréen de Yongbyon.