Londres: Des humoristes obligés de signer un «contrat de comportement» pour participer à un gala

LIBERTE D'EXPRESSION Avant de se produire dans une université de Londres, cinq humoristes ont été invités à signer un « contrat de comportement »…

20 Minutes avec agence

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Les humoristes devaient se produire à la « School of Oriental and African Studies » de Londres.
Les humoristes devaient se produire à la « School of Oriental and African Studies » de Londres. — Flickr / Cantavestrella

La prestigieuse « School of Oriental and African Studies » de Londres est-elle allée trop loin ? Des humoristes, qui devaient se produire dans une soirée au sein de l’établissement, ont dû s’engager par écrit à respecter un certain nombre de règles.

Les étudiants de l’école, organisateurs du gala, ont tenu à s’assurer que les propos des artistes seraient « respectueux et bienveillants », rapporte la BBC dans un article relayé par Slate.

Tolérance zéro

« En signant ce contrat, vous acceptez notre politique de tolérance zéro envers le racisme, le sexisme, les discriminations fondées sur la classe sociale, l’âge et le handicap, ainsi que l’homophobie, la biphobie, la transphobie, la xénophobie, l’islamophobie, l’anti-religion et l’anti-athéisme », stipule le document.

« Tous les sujets doivent être présentés d’une façon respectueuse et bienveillante. Cela ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas être discutés. Mais cela doit être fait d’une façon respectueuse et non-injurieuse », précise ce « contrat ».

Un humoriste exclu d’un gala aux États-Unis

Konstantin Kisin, l’un des humoristes invités, a décidé de ne pas participer à cette soirée dans ces conditions et a rendu public le document. Il a partagé sur Twitter un extrait en révélant que son titre, « formulaire du contrat de comportement », l’avait « presque fait vomir ».

« Évidemment que les humoristes ne doivent pas pouvoir aller sur scène avec l’intention d’être raciste ou homophobe… Mais les comédiens repoussent les limites… Il est vital qu’on ne les empêche pas d’expérimenter ou qu’on ne les force pas à signer des contrats », a-t-il ajouté.

Fin novembre, le comédien Nimesh Patel avait été exclu du gala annuel de l’université de Columbia, aux Etats-Unis, après une blague jugée offensante pour les communautés homosexuelles et afro-américaines.