Brésil: Un juge ordonne l'arrestation de Battisti en vue de son extradition

JUSTICE Le président brésilien avait fait cette promesse salué par le vice-premier ministre italien Matteo Salvini...

20 Minutes avec AFP

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Cesare Battisti, ex-activiste d'extrême gauche italien condamné à la prison à perpétuité en Italie pour quatre meurtres
Cesare Battisti, ex-activiste d'extrême gauche italien condamné à la prison à perpétuité en Italie pour quatre meurtres — MIGUEL SCHINCARIOL / AFP

Un juge de la Cour suprême brésilienne a ordonné jeudi l’arrestation « en vue d’une extradition » de l’ancien militant d’extrême gauche italien Cesare Battisti, réclamé par la Justice de son pays après une condamnation par contumace pour quatre homicides.

« J’intime l’ordre de placer en détention en vue d’une extradition le ressortissant italien Cesare Battisti », a écrit le juge Luiz Fux, dans une ordonnance dont l’AFP a obtenu copie.

Cesare Battisti, 63 ans, a été condamné en 1993 à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970. Il clame aujourd’hui son innocence.

Après s’être évadé de prison en 1981, il avait fui d’abord au Mexique, en France à partir de 1990. Le président socialiste François Mitterrand s’était en effet engagé à n’extrader aucun militant d’extrême gauche renonçant à la lutte armée.

Promesse de Bolsonaro

Mais son successeur Jacques Chirac n’étant aussi bien disposé, l’Italien avait rejoint le Brésil en 2004. Au terme d’un séjour en prison et d’un long processus judiciaire pour l’extrader, le président de gauche de gauche Luiz Inacio Lula da Silva avait décidé en 2010 de ne pas livrer le fugitif à l’Italie. Battisti y vit libre depuis 2011.

La décision judiciaire de jeudi va dans le sens des promesses électorales du président élu d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui souhaite une extradition. « Nous montrerons au monde notre engagement dans la lutte contre le terrorisme », avait-il dit en octobre, critiquant un personnage « adoré par la gauche brésilienne ».

Cette promesse avait été saluée par le ministre de l’Intérieur et vice-Premier ministre nationaliste italien Matteo Salvini.