Pays-Bas: La justice refuse de rendre un Bouddha momifié à des villageois chinois

RETOUR En 1995, la statue avait disparu du temple chinois où elle était vénérée depuis des siècles...

20 Minutes avec agences

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Le «Patriarche de Zhanggong» contient un squelette momifié.
Le «Patriarche de Zhanggong» contient un squelette momifié. — Drents Museum

Ces villageois chinois ne récupéreront pas leur Bouddha. La justice des Pays-Bas a qualifié ce mercredi d'« irrecevable » leur requête. La communauté demandait qu’une statue de Bouddha, contenant les restes momifiés d’un moine ayant vécu il y a mille ans, leur soit restituée.

La demande a été jugée irrecevable car les comités de villages chinois ne peuvent pas « être considérés comme une entité juridique ». Le tribunal d’Amsterdam a donc déclaré dans un communiqué qu’il ne traiterait pas de l’affaire « en substance ».

Reconnue en 2015

La statue, surnommée « le Patriarche de Zhanggong » avait disparu d’un temple de l''est de la Chine en 1995 après avoir été vénérée pendant des siècles. Elle avait été achetée par un collectionneur néerlandais en 1996 à Hong Kong. Les villageois chinois dénoncent un « vol », mais le collectionneur nie « qu’il s’agisse de la statue de Bouddha volée ».

« De plus, le commerçant a entre-temps échangé la statue avec un autre marchand d’art, qui est resté anonyme », explique le communiqué. Les villageois ont reconnu la statue en 2015, lors d’une exposition à Budapest. Un scanner de l’objet avait révélé la présence d’un squelette à l’intérieur, probablement celui d’un moine chinois ayant vécu sous la dynastie Song (960-1279).