Etats-Unis: Quand une immigrée clandestine fait le ménage pour Donald Trump dans son club de golf

IRONIE « Nous sommes fatigués des abus, des insultes, de la manière dont il parle de nous alors qu’il sait que nous l’aidons à gagner de l’argent », a déploré Victorina Morales dans le New York Times…

20 Minutes avec agences

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Le président américain Donald Trump.
Le président américain Donald Trump. — Ron Sachs/NEWSCOM/SIPA

Une femme immigrée clandestine travaille depuis cinq ans dans le club de golf de Bedminster, dans le New Jersey (Etats-Unis) appartenant au groupe de Donald Trump. D’origine guatémaltèque, Victorina Morales, a sollicité elle-même le New-York Times et a témoigné à visage découvert dans un article publié ce jeudi.

Cette femme, qui gagne 13 dollars de l’heure, a déjà fait plusieurs fois le ménage dans la villa que possède le président américain dans la résidence.

De faux papiers

Arrivée illégalement aux Etats-Unis en 1999, Victorina Morales est entrée en 2013 au service de la résidence, qui comprend un parcours de golf, après avoir présenté de faux papiers.

Lors de son entretien d’embauche, elle assure avoir dit à celle qui allait devenir sa supérieure que ses papiers étaient faux, une confession qui ne l’a pas empêchée de décrocher un emploi.

« Fatigués de la manière dont il parle de nous »

Cette femme de ménage de 45 ans explique avoir souhaité raconter son histoire en réaction aux propos très durs de Donald Trump sur les migrants, en particulier ceux venus d’Amérique latine, mais aussi aux quolibets racistes d’un supérieur.

« Nous sommes fatigués des abus, des insultes, de la manière dont il parle de nous alors qu’il sait que nous l’aidons à gagner de l’argent », a déclaré Victorina Morales au New York Times. « Nous nous mettons en quatre pour satisfaire tous ces besoins et nous devons supporter qu’il nous humilie. »

Un licenciement en vue ?

« Nous avons des dizaines de milliers d’employés dans nos établissements et avons des méthodes de recrutement très strictes », a indiqué de son côté une porte-parole de la Trump Organization, le holding de Donald Trump.

« Si un employé a produit de faux documents pour contourner la loi, il sera immédiatement licencié », a-t-elle ajouté. Une conséquence à laquelle s’attendait Victorina Morales dès la publication de l’article.