Nouvelle-Zélande: Huawei banni du réseau 5G

TELECOM Des liens entre le groupe et le gouvernement chinois feraient craindre des « risques significatifs pour la sécurité nationale »…

20 Minutes avec agences

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Le géant chinois des télécoms Huawei.
Le géant chinois des télécoms Huawei. — Aaron Tam AFP

La Nouvelle-Zélande a nié ce jeudi que la nationalité chinoise Huawei soit la raison pour laquelle elle a interdit d’utiliser des équipements du groupe pour développer son réseau 5G. Le pays a justifié cette décision en évoquant des problèmes technologiques.

Wellington a également rejeté les allégations selon lesquelles ses services secrets auraient fait l’objet de pressions des membres de l’alliance dite « Five Eyes » (les services de renseignement australiens, britanniques, américains, canadiens et néo-zélandais) pour interdire Huawei en raison de craintes quant aux liens entre le groupe et le gouvernement chinois.

« Problème de technologie »

« Il ne s’agit pas du pays, et même pas particulièrement de l’entreprise. Il s’agit de la technologie qui est proposée », a expliqué à la radio nationale le ministre néo-zélandais de la Justice Andrew Little, qui chapeaute aussi le Bureau gouvernemental pour la sécurité des communications (Government Communications Security Bureau, GCSB).

Pourtant, le principal opérateur de télécommunications du pays, Spark, a annoncé mercredi que les services de sécurité néo-zélandais lui avaient interdit d’utiliser des équipements de Huawei pour développer son réseau 5G en invoquant des « risques significatifs pour la sécurité nationale ».

Une campagne menée par les Etats-Unis ?

Cette annonce était intervenue après des informations Wall Street Journal sur le lancement par les Etats-Unis d’une campagne pour dissuader des entreprises de pays alliés d’utiliser des équipements de Huawei pour la 5G. La crainte serait que Pékin ait un accès à des informations sensibles.

« Le gouvernement chinois encourage les entreprises chinoises à suivre les principes du marché et des réglementations internationales et à développer à l’étranger des partenariats économiques observant les lois locales », a déclaré mercredi à Pékin un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, faisant part d’une « profonde préoccupation » après cette interdiction.

L’Australie, premier exemple

En août, l’Australie avait déjà annoncé que Huawei et ZTE, un autre géant chinois des télécoms, seraient exclus du déploiement du réseau 5G sur son sol, le pays estimant déjà que les sociétés liées à des gouvernements étrangers présentent un risque pour la sécurité.

Huawei, dont le fondateur Ren Zhengfei est un ancien ingénieur de l’armée chinoise, a toujours assuré de son indépendance et affirmé n’avoir jamais utilisé ses équipements pour espionner ou saboter les communications dans les pays où ils sont déployés.