Bayer annonce la suppression de 12.000 emplois après le rachat de Monsanto

LICENCIEMENTS Ces suppressions de postes concernent 10% de l'effectif total du groupe dans le monde...

20 Minutes avec AFP

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Les suppressions de postes concernent notamment les services administratifs.
Les suppressions de postes concernent notamment les services administratifs. — Martin Meissner/AP/SIPA

Dégraissage à grande échelle pour le nouveau géant de la pharmacie et de l’agrochimie. Quelques mois après le rachat de  géant des pesticides et des OGM Monsanto, le groupe allemand Bayer a annoncé ce jeudi la suppression de 12.000 emplois à travers le monde d’ici 2021.

Près de la moitié de ces suppressions concerneront les services administratifs, tandis que 4.100 emplois seront supprimés dans la division agrochimique, conséquence directe du mariage avec Monsanto. Dans la branche pharmacie, 1.250 postes vont disparaître et 1.100 dans les médicaments sans ordonnance. Bayer va ainsi se séparer de plus de 10 % de ses effectifs.

La santé animale pas assez rentable

« Ces changements sont nécessaires et vont poser de nouvelles bases pour Bayer, lui permettre d’améliorer ses performances et sa souplesse », a justifié Werner Baumann, le patron du groupe de Leverkusen. Le chimiste allemand a déboursé 63 milliards de dollars (54 milliards d’euros) cette année pour acquérir Monsanto, mastodonte américain des pesticides et des OGM qui produit, entre autres, le controversé herbicide au glyphosate.

Ce coûteux mariage, qualifié de « noces du diable » par ses détracteurs, a incité Bayer à mettre ses activités agrochimiques et pharmaceutiques au centre de sa nouvelle stratégie. Bayer veut ainsi se séparer de sa division santé animale, la plus modeste du groupe, et vendre deux activités de parapharmacie, Coppertone (crèmes solaires) et Dr. Scholl’s (soin des pieds).

Enfin, le groupe allemand prévoit de céder sa participation de 60 % dans Currenta, qui opère trois sites chimiques en Allemagne. Des annonces qui ont fait reculer le cours de Bayer à la Bourse de Francfort, de 0,73 % à 63,76 euros dans un marché en hausse de 0,37 %.